MirrorMoon

MirrorMoon (Windows, Mac)
Santa Ragione et Paolo Tajé

 

La seule chose qui me vient à l’esprit pour décrire MirrorMoon est l’Odyssée de l’espace. Pas le film de Kubrick mais la tétralogie originelle d’Arthur C. Clarke. Envoyé seul dans l’espace nous voilà à arpenter la surface d’une planète inhabitée sans la moindre idée de ce que nous sommes venu y chercher, ni la moindre possibilité de comprendre ce qu’on y trouve. En lieu d’une lune de Jupiter, nous explorons ici un tout nouveau système solaire, composé d’un astre et de deux planètes jumelles, dont il est bien difficile de définir laquelle gravite autour de l’autre, et en lieu de monolithes, ces constructions d’un bleu luisant qui ne peuvent qu’être le fruit d’une forme de vie intelligente. C’est certain, nous ne sommes pas les premiers, quelqu’un ou quelque chose est passé par ici avant nous, fut-il il y a des millions d’années et tout porte à croire, par la géométrie des structures et de leur emplacement, qu’il avait quelque chose derrière la tête. La meilleure manière d’en être sûr, c’est encore de jouer le jeu.

 

 

MirrorMoon laisse la porte ouverte aux hypothèses, la mienne, ou plutôt celle de Clarke que je fais mienne, est qu’il s’agit d’un simple test, une balise, laissée à l’abandon dans l’espace, et qui ne se réveillera que si un être parvient à résoudre son puzzle. Moyen efficace d’être alerté de l’avènement de nouvelles espèces intelligentes. Le problème, c’est que quels que soient ceux qui ont organisé ce casse-tête, il semble que nous n’avons pas forcement la même définition d’intelligence. Il faudra donc raisonner comme eux, adopter leur logique pour espérer peut-être accéder au statut de « digne d’intérêt ».

 

En de nombreux points, MirrorMoon rappellera Cities of Day and Night d’Increpare : le même mystère, la même absence initiale d’objectif, la même dualité jour/nuit, les même jeux de lumière. MirrorMoon vient simplement ajouter la beauté de l’espace et les frissons qui lui sont liés.

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3 Comments

  1. Un bien chouette jeu ! Naviguer entre les planètes surtout, sacrément ingénieux.

  2. Je pense avoir gagné, mais je ne suis pas certain… En tout cas c’était rafraichissant et bien moins dure que Cities of Day and Night (Dont un puzzle me resiste toujours…)

  3. Il me semble me rappeler que la fin était assez explicite.Beaucoup plus facile que Cities of Day and Night en effet, mais moi aussi, je trouve ça pas plus mal. J’avais vraiment galéré!

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