Quaintbrush

Quaintbrush (Windows)
Jesse Chand

 

Quaintbrush est la preuve que tous les jeux ne naissent pas égaux.

 

Il y a une ou deux semaine, je me ventais d’avoir testé les 350 jeux de la Ludum Dare 20 et d’avoir présenté ici mes favoris, vous vous rappelez ? Eh bien je mentais. Il y en a quelques uns que je n’avais pas testé, pour des raisons très diverses. Quaintbrush est l’un d’eux.
En l’occurrence, il y avait X raisons à cela :

-Quaintbrush commence par la lettre Q, soit une lettre très ingrate lors d’une Ludum Dare. Si vous regardez bien, vous constaterez que la plupart des titres des jeux se trouvent au début ou à la fin de l’alphabet, soit les deux bouts par lequel le joueur commence généralement à tester les jeux.

-Quaintbrush est au milieu, et plutôt vers la fin du milieu, soit la position où le joueur à le plus de chance d’être lassé. J’imagine que ce devait être mon cas.

-Quaintbrush a un titre peu évocateur. A côté d’un « Have you considered the benefits of a life insurance ? », il fait pâle figure. On comprends bien qu’il y a un jeu de mot avec Quaint, et Paintbrush, quelque chose comme « Pinceau pittoresque » ou « Pinceau bizarre », mais ça ne parle pas beaucoup plus.Quaintbrush a été développé par Jesse Chand, soit un auteur pour ma part inconnu. Il semble que Quaintbrush soit un de ses premiers jeux, si ce n’est le tout premier. Pas de raison donc de se jeter sur le jeu les yeux fermés.

-Mais surtout, SURTOUT, Quaintbrush était présentée derrière une capture d’écran toute pourrie ! Un fond noir, avec le titre en blanc. Même pas dans une police super sexy. Pour la peine, c’est cette capture d’écran que j’ai choisi à contrecoeur pour illustrer mon propos. Franchement, qui aurait envie de jouer à ça ?

 

 

 

Quaintbrush est la preuve que malgré tout, il y a une justice.

 

Malgré tous ces aspects qui peuvent le rendre rebutant, Quaintbrush a décroché la 8ème place lors de la LD20 ainsi que la médaille de bronze de la meilleure catégorie qui soit : l’innovation. La Ludum Dare est un monde juste, où les meilleurs sont récompensés.

 

En effet, Quaintbrush est un excellent jeu, et très original. On pourrait le décrire comme une variante de Tag : Power of Paint en plateformer 2D. Le joueur contrôle un personnage qui doit se rendre d’un point à un autre, et doit pour cela utiliser plusieurs peintures qui altèrent l’environnement. Pour tout dire, ces peintures altèrent principalement le temps, on est donc finalement assez loin de Tag ou de Portal 2 : la rouge permet de ralentir le temps, et d’effectuer des doubles sauts, la jeune permet d’accélérer le temps et de courir plus vite. Tout se résumer finalement à un jeu de timing très précis.

Le gameplay a quelque chose de jouissif, les énigmes deviennent progressivement corsées à souhait, et le jeu comprend 20 niveau, soit bien assez puisque je bloque encore sur le 11ème. Quaintbrush n’a pas volé sa 8ème place, et je lui présente mes plus plates excuses d’être passé une première fois sans le voir.

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