The Divine is Hidden Behind the Noise of the World

The Divine is Hidden Behind the Noise of the World (Windows, OSX, Linux/Source Code )
Niall Moody

 

Les divers cultes et religions ne manquent pas de rituels pour se rapprocher du divin, pour caresser le mystique. Certains kabbalystes par exemple obéissent à un rituel en onze étapes lié aux chiffres de 0 à 10, les adeptes de la magie occulte ont coutume de tracer de larges cercles au sol symbolisant le divin et l’univers, les hindous enfin terminent tous leurs rituels par le mot « Shanti » scandé trois fois…

NiallMoody, à l’occasion du 2ème Pageant du Super Friendship Club dont le thème était « Mysticism », propose une nouvelle méthode : et si on se servait d’un jeu vidéo ?

 

Dans The Divine is Hidden Behind the Noise of the World (qu’on va renommer TDHBNW pour plus de simplicité), il ne s’agit pas de représenter le joueur à l’aide d’un avatar, qu’il soit à la troisième ou à la première personne, il s’agit d’impliquer véritablement le joueur derrière son écran. L’avatar, c’est nous-même, et il n’est pas question de représentation. Les actions du jeu sont les nôtres, sans artifice. Dans la même démarche, l’objectif du joueur n’est en aucun cas un objectif fictif comme la délivrance d’une princesse ou un objectif abstrait comme un score à obtenir. Il s’agit d’un objectif qui le concerne personnellement : vivre une expérience mystique, ou tout du moins, une sorte de transe.

 

 

Pour ce faire, TDHBNW place le joueur face à un chaos photographique qui rappellera un précédent jeu de NiallMoody : Labyrinth, ainsi que plus vaguement le Prosopamnesia d’Alejandro Grilli J, avec ces images apparaissant et disparaissant sans que nous semblions avoir sur elles la moindre prise.

Pour peu que nous ayons monté le volume, ou mieux, que nous portions notre casque, un vacarme tout aussi chaotique nous enveloppe également.

Ni l’un, ni l’autre n’est très agréable, mais tous deux nous immergent si nous sommes assez patients pour ne pas fermer le jeu instantanément, il n’existera bientôt plus qu’eux : ces images et ces sons. Notre quête sera de les faire disparaître pour atteindre la pureté.

 

A ce moment, vous devriez commencer à vous demander si vous êtes vraiment en train de jouer à un jeu vidéo, s’il y a vraiment la moindre part d’interactivité. En effet, aucune des commandes traditionnelles du jeu PC (clic, flèches directionnelles, WASD, ctrl, maj, espace…) ne semble avoir la moindre conséquence. Mais vous ne croyiez tout de même pas qu’il était aussi simple de toucher au mystique ?

Il vous faudra alors tâtonner, trouver et exécuter les rituels dans le bon ordre car évidemment, tout est une question de rituels. Cela vous demandera beaucoup de patience et de concentration, c’est à ce prix seul que la transe est possible.

 

Mais est-ce que ça marche vraiment ?

J’aurais envie de vous répondre que non, mais peut-être au bon moment, dans les bonnes conditions, aidé d’un gramme ou deux de peyotl ou de tout autre précieux assistant….

Le problème majeur est qu’il faille encore passer par du matériel. Passe encore pour la souris, mais le clavier est plus problématique (d’autant plus quand le jeu n’a pas été pensé pour les claviers français). Taper un mot n’est pas la même chose que le prononcer. Une distance se créée alors entre le joueur et le jeu, et l’utilisation d’un micro aurait peut-être été préférable.

 

Transe ou pas transe, TDHBNW demeure une expérience audacieuse et bien pensée. A force de rechercher une nouvelle manière de jouer aux jeux vidéo, NiallMoody va sans doute finir par la trouver. Pour ma part, je suis à 100% derrière lui.

 

Quant à la solution du jeu, n’allez pas chercher plus loin sur Internet, vous possédez déjà toutes les clefs.

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