All against one (Browser, Windows)
Leon Arnott

 

 

Le shooter se prête admirablement bien à l’exercice de style, peut-être est-ce en raison de ses deux seules briques de gameplay esquiver/viser qui ouvrent la voie à une infinité de déclinaisons. On connaissait ainsi Rules qui s’amusait à changer les règles à chaque niveau sur fond de Space Invaders, et Experimental Shooter qui faisait de même pour l’arena shooter. All against one s’attaque quant à lui à un nouveau sous-genre : le boss-rush.

 

 

Ordinairement, le boss-rush consiste en une succession de boss de plus en plus puissant, ou du moins tous différent, que le joueur doit abattre avec ses seules même armes. All against one inverse la tendance : il ne présente qu’un seul boss récurrent, et ce sera au joueur de s’adapter à chaque niveau à un nouvel arsenal. Contrairement aux autres exercices de style, la succession de gameplay est ici justifiée par une petite histoire : Le roi Claude cherche à se marier, mais il ne prendra pour femme qu’une de celle qui parviendra à le vaincre en combat singulier. Le joueur devra alors incarner chacune des prétendantes, jusqu’à ce que se présente enfin celle qui aura l’honneur de devenir reine du ciel.

 

Comme d’habitude, l’exercice de style est à la fois le moyen de lister les gameplays existants et celui d’en inventer de nouveaux. Leon Arnott nous livre donc un catalogue d’armes originales à faire pâlir Serge Dassault, mais pas question de s’en servir pour tuer : All against one est avant tout une histoire d’amour…