Priority Cats

Priority Cats (Browser)
Tom 7

 

 

Non, je ne nage pas en plein phase d’ailurophilie, aussi appelé lolcat fever, je prends simplement les jeux comme le les trouve. En l’occurrence, la mode semble être au chat. Une fois encore, le « dangerous kitten » lié au thème « It’s dangerous to go alone, take this » de la ludum dare 20 doit y être pour quelque chose.

 

Priority Cats est un zero-button plateformer, zero-button, cela signifie que le jeu ne se joue qu’au mouvement de la souris, sans clic.

Disons le franchement : le jeu de plateforme est un genre qui ne supporte pas le zero-button. Le jeu de plateforme se joue avec Wasd, les flèches directionnelles, et accessoirement, une ou deux touches pour effectuer d’autres actions. Sinon, c’est proprement injouable.

Mais si cette injouabilité était justement l’objectif recherché?

 

 

 

Priority Cats met en scène deux matous, que contrôle le joueur simultanément. Voilà déjà quelque chose d’original : contrôler plusieurs personnages dans un jeu de plateforme est relativement fréquent, mais il s’agit généralement de coopération entre ces deux personnages qui sont joués successivement et ont des aptitudes différentes. Il y a bien Poto et Cabenga qui fait exception, mais contrairement à ce dernier, les deux minets de Priority Cats évoluent dans un même décor.

 

Quel est alors l’intérêt d’avoir deux mistigris ? Eh bien aucun à première vue, si ce n’est que de répondre au thème « It’s dangerous to go alone» : forcement, c’est moins dangereux à deux. Évidemment (c’est moi ou j’utilise le mot « évidemment » dans chacun de mes articles? Pourquoi je me donne donc la peine d’expliciter tant de choses évidentes? Bon…disons qu’il s’agit là d’un exercice oulipien) il y a d’autres raisons.

 

J’ai écrit que le joueur contrôlait deux félins, mais je n’ai pas dit qu’il incarnait ces félins. Il n’incarne que le point rouge lumineux qui sert de curseur (oui, ce que vous voyez sur la capture d’écran n’est pas la queue du chat qui crépite). Les griffus greffiers quant à eux lui obéissent à la griffe et à l’œil, enfin…quand ils veulent. Ce gameplay m’a fait pensé au jeu Petz auquel je jouais enfant (non! Ce n’est pas un jeu de fille!), et où l’on pouvait, en faisant des mouvements de curseur, apprendre des tours à ses animaux virtuels.

 

L’injouabilité est donc justifiée : le joueur ne contrôle pas directement les minous, il cherche tant bien que mal à les faire obéir. Le but est de les faire traverser ce petit monde pour récolter la totalité des papillons de nuit, puis de leur trouver un charmant petit coin pour vivre. Quand un seul des deux chaton franchit les bords d’un écran, l’autre le rejoint immédiatement, mais quand l’un tombe dans une crevasse, l’autre fera de même. En voilà donc un d’intérêt d’avoir deux bestioles à coussinet : compliquer encore un peu le gameplay.

 

Une autre subtilité est que les deux grippeminauds n’obéissent pas de la même manière : le gris est agile est réactif, tandis que le orange est…complètement stupide. Bon, je suis un peu mauvais, il est juste un peu plus long à la détente, ce qui lui permet d’effectuer des sauts plus précis. Le problème c’est qu’en attendant, l’autre sera déjà allé se fourrer dans une crevasse et il faudra de nouveau tout regrimper. A noter que le orange court aussi plus vite, ce qui n’a strictement aucun intérêt.

 

Le gameplay de Priority Cats est donc un des plus frustrant qui soit, et c’est justement ce qui est drôle. Il ne s’agit pas tant de gagner que de pester perpétuellement contre ces fichues boules de poils, les chansons stupides, façon You Have to Burn the Rope, que l’on retrouve au début et à la fin du jeu le confirment : Priority Cats est placé sous le thème de l’humour.

 

(Ouf, c’est fini, j’arrivais à court de synonymes.)

2 commentaires sur “Priority Cats

  1. Pnume dit :

    Le problème des jeux injouables… c’est qu’ils m’énervent très vite D:
    Mais j’aime bien la musique et le cha(ts)ra-design, en particulier quand ils se préparent à sauter.

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