Momiga : Un bouton, un pixel, un beep, 13 gameplays.
Un mot : Minimaliste.
Slayin (Browser)
Pixel Licker
Une des spécificités du RPG, ce sont ses maps. Par leur taille et leur richesse, celles-ci enfoncent généralement les maps de tous les autres genres. Il faut dire que l'essence même du RPG est basée sur l'exploration, la découverte de nouveaux territoires...du moins c'est ce que je pensais. Pixel Licker s'amuse (et nous amuse) à prouver que si on ne va pas à l'aventure, l'aventure viendra à nous.
Slayin, c'est un RPG dans une coquille de noix : on y combat des monstres, on en ramasse le butin, on accumule de l'expérience pour monter des niveaux, on renouvelle son équipement au magazin...mais on demeure toujours au même endroit, dans un espace d'une vingtaine de mètres et de quelques milliers de pixels à peine.
Je grossis un peu les traits car Slayin comporte plusieurs niveaux, et donc plusieurs décors différents, mais l'idée demeure tout de même de rester au même endroit à faire des allers-retours pendant que monstres, marchands ambulants, boss et trésors tombent tout cuit au bout de notre épée. Le sentiment d'enfermement étant renforcé par le format écrasé et la petite taille de la fenêtre de jeu.
[Edit : A noter que Slayin est ouvertement inspiré de Drancia. Merci à Jérom pour la remarque]
Good Bye, My Love (Browser)
Torsten Hartmann
Good Bye, My Love est un jeu assez original, certes, mais son intérêt réside principalement dans sa genèse. Pour le créer, Torsten Hartmann a puisé l'inspiration dans un tweet de @petermolydeux, compte lui-même inspiré de Peter Molyneux.
Cela mérite quelques explications. Procédons dans l'ordre : Peter Molyneux est un des rares créateurs de jeu vidéo à s'être forgé un nom. Il est souvent considéré comme le père du God Game (Populous, Black and White) et est aussi connu pour avoir contribué à quelques grands succès vidéo-ludiques : Syndicate, Theme Park, Dungeon Keeper ou plus récemment Fable. Mais dans le milieu du jeu vidéo, on ne se fait pas un nom simplement en réalisant de bons jeux, ce serait trop facile : il faut aussi avoir un trait de caractère marquant. Celui de Peter Molyneux, c'est l'ambition. Lors du développement de ces jeux, il a en effet tendance à faire des annonces de gameplays révolutionnaire, de designs à couper le souffle...qui n'aboutissent au final que très rarement.
Suite à cela, un compte twitter satirique a été créé, exploitant à outrance de petit travers : @petermolydeux. Peter Molyneux 2 s'evertue donc à publier fréquemment des idées de gameplay innovantes, ambitieuses et peu réalisables. Des idées toute qui ne seront jamais développées plus qu'en 140 caractères.
Parmi elles : « Un jeu dans lequel un astéroïde serait le point de percuter la terre. L'objectif n'est pas de l'en empêcher, mais de dire au revoir à chacun des membres de sa famille. Vous en avez 120. »
Nani Quest (Browser)
Detarou
Un vieil ensorceleur et un jeune guerrier fougueux qui n'ont de cesse de se disputer, un archère elfe complètement dépressive et un maître d'arts martiaux qui a la fâcheuse tendance à laisser traîner ses pattes là où il ne faut pas. Voilà la fine équipe qui vous accompagnera, vous, le cerveau du groupe, à travers cet...escape room.
Un donjon et des personnages d'Heroic Fantasy...voilà qui n'est pas commun pour un escape room japonais. On a plutôt l'habitude des décors épurés d'une époque toute contemporaine. Pour cette seule singularité, Nani Quest mérite d'être cité. sinon, eh bien...c'est un escape room.
Il est tout de même amusant de voir comment ces personnages issus du jeu de rôle se retrouvent complètement démunis dans ce nouveau gameplay : l'archère boude dans son coin, le maître d'art martiaux passe tout son temps à se défaire des pièges dans lequel il tombe tête baissée, et le mage, pourtant supposé être d'une grande intelligence, est bien trop occupé à se prendre le chou avec le guerrier. Impossible de compter sur eux : dans cette quête, vous serez tout seul !
heudé
222
pyrofoux
Puissant et… pointilleux.