Nestalgia

Nestalgia (Windows, Mac, Linux)
Silk Games

 

Au début, j’ai découvert cette vidéo.

Je me suis dit que c’était une idée géniale : un MMO rétro! Ou comment réinventer le passé, brouiller les pistes des historiens futurs du jeu vidéo, répondre à une demande qui a disparu depuis 1995…. et je me prenais déjà à regretter qu’un tel jeu n’existe pas réellement.

Puis j’ai eu un doute…Et il s’agissait d’un vrai teaser?

Après vérification, je découvre avec émotion qu’il ne s’agit pas d’une blague. Nestalgia existe

 

Ayant tout juste terminé Phantasy Star IV (16 ans après sa sortie, il était temps), je suis actuellement très sensible aux rétro-RPGs. Me vendre un MMO-rétro-RPG, là, maintenant, c’est juste proposer une Karmeliet à un mec qui ère dans le désert depuis trois semaines.

 

 

Sur le site je découvre que je dois télécharger un logiciel, Byond, ça ne prend pas plus d’une minute, et pourra me permettre à jouer à d’autres jeux en ligne, parfait.

Il me faut ensuite m’inscrire. C’est gratuit? Parfait aussi.

 

Et ce n’est que là que l’aventure commence. Je suis accueilli sur Nestalgia par une musique épique 16bit, et un ravissant écran de création de personnage. Première réjouissance : on ne m’a pas trompé, l’esprit retro est bien là, tout comme celui du MMO avec sa customisation de personnage. Première déception cependant (il n’y en aura que deux) : Le jeu se joue en partie à la souris. J’aurais pour ma part apprécié un pur contrôle au clavier ou à la manette comme c’est le cas pour les émulateurs Snes ou Megadrive, mais passons.

 

Une fois mon vieux clerc noir au nom de Pierrek créé (étant moi-même jeune blanc et athée, je m’identifie immédiatement au personnage) une voix mystérieuse s’adresse à moi.

« Le monde est en danger! Toi seul peut le sauver. Prend ce petit bâton de bois moisi, et va accomplir ta prestigieuse destinée » . Bon, ce n’était peut-être pas exactement ça vu que je n’ai pas trop écouté, occupé que j’étais à jouer à Hard Way en parallèle, mais je suis assez formel en ce qui concerne le bâton de bois moisi.

 

Nouveau-né que je suis, j’effectue mes premiers pas quand soudain TATATAM! Un assassin surgit d’une porte dimensionnelle. Je le poutre épiquement.

 

J’arrive enfin en ville, au milieu d’une foule (allez, une quinzaine) d’autres joueurs comme moi. Rapidement, j’apprends comment parler en privé à ceux qui sont proches de moi, ou à crier mes questions existentielles au monde entier : « How do I have a party? »

Non, je ne cherchais pas à organiser une sauterie moyenâgeuse, mais à créer un groupe d’aventurier, car à quoi bon jouer à un MMO si c’est pour être seul ?

 

Un soldat passe à côté de moi, je l’invite à rejoindre mon équipe, il accepte, et le voilà qui me suit comme un vulgaire sous-fifre. Je ne veux pas dire que je lui montre la direction à prendre, non, il me suit, exactement comme mon équipe pouvait me suivre dans Phantasy Star 4, corps et âme à quelques centimètres de moi. Le joueur perd le contrôle de son avatar et me voue du même coup une confiance aveugle. C’est beaucoup de pression!

 

Ne voulant pas passer pour un débutant, je l’emmène combattre dans la forêt avoisinante, sans avoir la moindre idée de ce que je vais y trouver. Une horde de monstres nous tombe dessus, et je découvre les plaisir du combat en groupe : En gros, tout se joue comme dans un RPG tour par tour traditionnel, choix de l’attaque, choix de la cible…sauf que chaque joueur contrôle évidemment son propre personnage, et ajuste ses actions en fonction de celles des autres. D’une simplicité tout simplement géniale.

Je découvre aussi que le petit soldat que j’ai engagé s’avère en fait un bon gros vétéran (lvl 6 pfiouuu) et que sans lui, je ne me serais jamais sorti de ce guêpier. Il semble s’apercevoir aussi de mon incompétence:

-Mais tu as une quête?

-Non pourquoi?

-Mais tu vas où là?

-Ben je sais pas…

-…

-On disait que c’était toi le chef?

-D’accord.

 

Hop. Petites manipulations : il quitte le groupe, me réinvite dans un groupe, et tout rentre dans l’ordre. Je me laisse maintenant porter à sa suite avec le plaisir grisant d’être du côté passager, et de n’avoir rien d’autre à faire si ce n’est la conversation.

-Tu le dis si je t’embête hein?

-Oui oui…

 

Nous réalisons quelques quêtes, avec d’autres coéquipiers, quand soudain, le Weblog Indie Games publie une review sur Nestalgia. Dès lors, c’est l’apocalypse, les connexions abondent, le nombre de joueurs en ligne explose (43…56…74…), les deux serveurs sont saturés!

Le jeu qui empruntait selon son auteur à Dragon Warrior 3 et World of Warcraft s’inspire à présent de Max Payne et de sa slow motion. Les flashs des sorts jetés en combat deviennent un cauchemar pour épileptiques, les nuits passées à l’auberge pour se restaurer durent une éternité…(C’est la deuxième déception)

 

Je suis alors bien content de ne pas être le chauffeur coincé dans les bouchons. Du côté passager, je vaque à mes occupations entre deux combats. J’ouvre Open Office, et je commence mon article.

 

A l’heure actuelle, la connexion a été rompu pour l’ouverture d’un troisième serveur. J’espère que le jeu sera de nouveau disponible quand je posterais cet article demain matin.

Je n’ai pas pu encore explorer pleinement ce jeu pour en parler plus en détail, j’espère donc vous y croiser bientôt, on organisera une petite fête.

 

[Edit du matin : Neuf serveurs sont à présent ouverts, ça rame encore un peu mais ca s’améliore, à ce rythme, ce sera réglé demain]

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4 Comments

  1. Tiens, pour un retro-gaming des plus OuLiPiens avec un gameplay tellement novateur que ça se joue sur Youtube :
    [url]http://www.youtube.com/watch?v=5N1kqtum5rI&feature=player_embedded[/url]

  2. C’est une excellente idée, mais c’est un peu dommage de ne pas pouvoir vraiment y jouer. (ou alors je n’ai pas trouvé)

  3. admin

    Great! ça ça mérite bien un article!

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