Sarah’s Run

Sarah’s run (Browser) [Preview]
Sophie Houlden

 

« Il n’a pas de tête, mais il a des jambes ! » disait-t-on d’un champion de football américain, soldat du Viêt Nam, champion de ping-pong et capitaine de crevettier célèbre.

Sarah, elle, a incontestablement des jambes, mais il lui faudra aussi une tête pour se sortir du guêpier dans lequel elle s’est fourrée. La tête c’est vous.

 

(Lire la suite pour se remettre la tête à l’endroit)

 

 

Sarah’s run, qui n’en est encore qu’au stade de preview, exploite un filon qui commence à se populariser : le puzzle 3D. Je ne parle pas de vase ming en morceau qu’il faut reconstituer avec un ruban de scotch mais d’habile transformation des traditionnels First Person Shooter et Third Person Shooter 3D (Sarah’s run laisse d’ailleurs le choix) en jeux de réflexion.

 

Parmi eux : Tag : The power of Paint, qui transformait le fusil en paintball multifonction, Portal, qui se jouait de la gravité à l’aide de portails, et Hazard : The Journey of Life, faisant tout simplement basculer le FPS dans l’abstrait.

Empruntant à ceux là leur originalité, Sophie Houlden, à qui l’on doit déjà The Linear RPG, Fib ou encore a Fishing Adventure, créé une mécanique encore nouvelle : Son personnage, Sarah, dispose d’un pouvoir qui lui permet de braver la gravité l’espace de quelques secondes. Il lui suffit d’une rampe pour se retrouver les pieds aux murs et au plafond.

 

Sarah se retrouve ainsi coincée dans une espèce de skatepark géant en 3 dimensions et doit s’en échapper. Pourquoi ? On ne sait pas encore, mais nul doute qu’une entité malfaisante, joueuse et calculatrice se cache derrière tout ça.

 

Sarah’s run ressemble d’assez près à Boxgame, un jeu précédent de Sophie Houlden réalisé en trois semaines seulement ( et que je vous recommande). Un jeu en 3 dimensions, où pareillement, le personnage doit changer de plan de gravité, actionner des boutons pour enfin passer des portes. Cela fait longtemps que l’auteur promet de nouveaux niveaux pour Boxgame, sans doute aura-t-elle préféré pousser le concept plus loin dans un nouveau jeu, et je l’en remercie.

 

Pour le moment, Sarah’s run ne comporte que 10 niveaux, de quoi largement vous occuper une demi-heure (d’autant que le dernier est tricky tricky). Les commandes peuvent sembler au départ difficile à prendre en main : Wasd pour se déplacer (Maj+Alt pour passer en Azerty) A ou Espace pour sauter, E pour basculer en mode sans gravité, et Maj pour courir. Mais on s’y fait finalement assez rapidement, et puis de toute façon : il n’y a dans Sarah’s run aucune raison de se presser.

 

Pour une preview, Sophie Houlden vend déjà du rêve, Sarah’s run est d’ores et déjà un jeu complet dont on ne pourrait pas avoir honte. De plus, le joueur peut même s’offrir le luxe dans le menu echap de changer le look de son personnage, ou d’activer le mode courir en permanence (pour plus de sensations fortes!)

Après quelques dizaines minutes de jeu, je voudrais pouvoir retourner ma page word (soyons francs : open office writer) dans tous les sens pour vous donner des torticolis [Edit : FAIT]. A défaut, Sarah’s run saura vous donner le vertige.

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3 Comments

  1. Lucas C

    En passant, mais peut-être le savez -vous déjà : les créateurs de « Tag : the power of paint » ont été embauchés par Valve pour bosser sur Portal 2.
    Yepee-yepee !

  2. Oui, j’avais vu. Il m’a fallu un peu de temps pour décider si je devais considérer cela comme une bonne nouvelle ou non.

    Finalement, c’est une très bonne nouvelle. Cela prouve que les gars de Valve sont curieux et intelligents, et aussi qu’il peut y avoir un avenir pour les étudiants en Jeu vidéo.

    (le côté mauvaise nouvelle, c’est que dans l’absolu, j’aurais préféré que ces mecs bossent sur un projet complètement innovant plutôt que sur un bête « 2 ». Mais il est très possible que Portal 2 renouvelle complètement son gameplay, donc wait and see.

  3. Sonic existe, je l’ai vue elle a une casquette rouge et une combi bleue (et même parfois un bob).

    Voilà, c’est ça que je cherchais que je jouais avec le hérisson. Sauf qu’avec lui, toujours ces foutus pics >

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