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Réminiscences

The Tomatoes are OK

The Tomatoes are OK (Windows, Mac) Dan Sanderson   Je ne sais pas ce que je fais là. Je ne sais pas sur quelle planète j’ai été transporté, ni dans quel corps. Je ne sais pas ce qui ne va pas avec mes yeux, d’ailleurs je ne sais pas si le problème vient vraiment de mes yeux. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis ici, mais je sais que les tomates vont bien, et ça, c’est une bonne nouvelle.

Tinyville Confidential

Tinyville Confidential (Browser) Rose Abernathy

Tinyville...seuls deux type d'entités s'appellent généralement quelque chose-ville : les jeux Zynga, et les bleds normands.

Tinyville Confidential n'est pas un jeu Zynga puisqu'il a été créé par Rose Abernathy lors de la dernière Ludum Dare, puis retravaillé pour en arriver à cette version.

Tinyville n'est pas non plus un bled normand, mais ses habitants pourraient bien l'être, normands : « pt'et ben qu'oui, pt'et ben qu'non », tel est leur credo, jamais sûrs d'eux, toujours à changer d'avis.

Plumet

Plumet (Browser)
Person333
By Bealdo

 

Une nouvelle catégorie s'ouvre sur l'Oujevipo. Il s'agit de la catégorie Invités. Ici, ce seront d'autres gens que moi qui vous parleront d'un jeu à leur manière, histoire de varier les plaisirs. Je vais essayer de faire une jolie place à cette catégorie, peut-être lui donner une charte graphique différente, on verra bien. Si certains d'entre vous sont intéressés, vous pouvez m'envoyez vos idées à pcorbinais[at]gmail.com .
En attendant, je vous laisse en compagnie de Bealdo.

 

Je ne sais pas comment écrire sur un jeu vidéo (et j'adore commencer un article sur un aveu d'échec). Demandez moi d'écrire un truc sur Hendrix et les grands prédateurs du Crétacé et j'enchainerais les pages comme mon petit cousin les pépitos à l'heure du goûter (sérieusement, ce gamin me fait flipper parfois). Mais un jeu vidéo ? Ces trucs ne m'ont jamais autant intéressé que la musique et c'est peut être due à mon éducation. Déjà je n'ai eu la PS1 que lorsque la PS2 est sortie c'est à dire à une période où tout le monde (moi y compris) s'en branlait un peu de la PS1. Ensuite, dans la cour de récréation j'ai découvert que posséder une PS1 était une raison suffisante pour se faire insulter de manière virulente par les petits cons qui avaient une Nintendo 64. J'ai aussi découvert que les possesseurs de consoles étaient assez peu nombreux dans mon école et que j'avais soudain un nombre considérable de nouveaux amis (dont un qui habitait à deux pas de chez moi et qui avait de la paille, avec peu être un peu de merde de poule sur ladite paille, partout dans son salon). Mes jeux préférés étaient alors des trucs dont personne ne se souvient comme Sled Storm (jeu de course en moto neige ou buter des lapins rajoutait des points) ou Dead Ball Zone (sorte de handball futuriste où l'on pouvait une tronçonneuse ou un fusil à pompe pour récupérer la balle).

 

El Beso

El Beso (Browser)
Tembac

El Beso est un “jeu” de Tembac.

Pour être plus précis il faudrait dire qu'El Beso est une œuvre d'art d'Agustín Pérez Fernández, alias Tembac.

Pour être plus précis encore, il faudrait dire qu'El Beso est une compilation d'œuvres d'arts du développeur argentin Agustín Pérez Fernández, alias Tembac.

 

Le Menu du jeu annonce la couleur, ou plutôt les couleurs (Blanc, Noir, Rouge, Bleu), ainsi que le contexte : en fond sonore on peut reconnaître l'ouverture d'un opéra ; les instruments s'accordent, les spectateurs s'installent, faisant grincer les fauteuils, et échangent en murmurant quelques conversations inaudibles. On entend quelques rires, ils sont content d'être ici, et frémissent de plaisir à l'idée de ce qu'on va leur donner à voir, à entendre. Nous aussi.

 

Enfin, le gameplay, trivial, nous apparaît lui aussi : nous contrôlons à la souris une espèce de flèches lumineuse, aux mouvements semblables à ceux de flow. En passant à côté des carrés rouges, nous les remplissons peu à peu de bleu, jusqu'à les « activer ». En pénétrant à l'intérieur, nous sommes ralentis, et ne produisons plus aucune couleur.

 

Essayons donc d'embrasser, de désembraser ce carré Play, et essayons nous à El Beso.

 

Copaings

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Qui suis-je ?

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A Game About Game Literacy

A Game About Game Literacy (Browser)
Damian Sommer

 

Un jeu nommé A Game About Game Literacy réalisé pour le Game Prototype Challenge #6…vous vous doutez que je me suis jeté dessus. C’est d’ailleurs presque un miracle que je n’ai pas été déçu.

 

A Game about Game Literacy est un petit metroidvania qui a son titre pour seule prétention. « Game literacy » pourrait être (mal) traduit par « l’alphabétisation du jeu », il s’agit en fait de l’apprentissage du jeu par lui-même, spécificité du jeu vidéo étudiée notamment par Jame Paul Glee dans son essai « What video games have to teach us about learning and literacy ? ».

Quand vous jouez à un (bon) jeu vidéo aujourd’hui, vous n’avez en effet que très rarement besoin de vous référer au manuel. La difficulté croissante et les tutoriaux intégrés vous permettent non seulement d’en saisir les règles, mais aussi de vous perfectionner dans leur exécution et ce sans que vous n’ayez pourtant l’impression d’apprendre. C’est ça la magie du jeu vidéo, et c’est ça aussi que Damian Sommer a voulu exprimer.

 

Est-ce qu’il y arrive ? Oui, assurément. Le joueur apprend bien au cours des différents niveaux à maîtriser les commandes et à prendre les bonnes décisions. La difficulté augmente et pourtant, à aucun moment le joueur ne se sent dépassé par le challenge (a part peut-être pour le dernier niveau, joyau de level-design), il est « formé » par le jeu. La meilleur preuve consisterait à présenter le dernier niveau du jeu à quelqu’un qui n’aurait pas expérimenté les précédents. Ce niveau lui semblerait alors strictement impossible, et il ne parviendrait même pas à envisager ce qu’il est supposé faire. Parce qu’il n’a pas appris à se laisser tomber dans le vide pour mieux sauter, il trouverait que le saut est trop court, parce qu’il n’a pas appris à prioritiser ses mouvements et à collecter les montres au bon moment, il trouverait que le temps imparti est beaucoup trop court.

 

 

L’objectif de l’auteur est donc rempli, et le jeu s’offre qui plus est le luxe d’être joli et sympathique. Mais une question demeure : qu’en aurait-il été de ce jeu s’il s’était plutôt appelé « Minitroid » ou n’importe quel nom plus ou moins abstrait dans le genre ? Il n’en aurait pas été moins bon, et il aurait pourtant sans doute suscité moins d’intérêt. Pourquoi ? Juste parce qu’au final A Game About Game Literacy ne fait rien de plus que n’importe quel autre bon jeu, ce « game literacy » qu’il met en scène existe dans chacun d’eux, et parfois même de manière plus marquée.

La singularité de A Game About Game Literacy est de faire remarquer, par son seul titre, quelque chose qui est supposé demeurer caché. On joue alors au jeu autrement, en réfléchissant aux méthodes qu’il emploie, en ayant du recul sur notre propre performance (on ne finit le jeu que parce que c’est ce que l’auteur attendait de nous). Jouer à A Game About Game Literacy, ce serait comme regarder le film Titanic titré A Movie About Making You Cry, je suis certain que celui-là, justement, ne vous ferait pas pleurer.

 

A Game About Game Literacy n’est pas un jeu qui divertit, mais un jeu qui fait réfléchir, qui pousse à l’analyse. Il est probable qu’un joueur n’ayant jamais entendu parler du concept d’ «alphabétisation du jeu » se mette alors à l’observer dans les autres jeux, et s’ils sont bien conçus, à les apprécier d’autant plus.

Si A Game About Game Literacy est si intéressant, ce n’est donc pas parce qu’il s’agit d’un bon jeu, mais parce qu’il a le pouvoir de rendre les autres jeux meilleurs.

  • 22 octobre 2011
  • In 10 minutes

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4 Comments

  1. Jerom

    22 octobre 2011

    Et en fait il existe déjà un Minitroid http://youtu.be/pGgApXz0X68 un fan-game low-res 😉
    Sinon, ce jeu est très malin en effet!

    Reply
  2. admin

    22 octobre 2011

    Il a l’air super chouette en plus!

    J’espère que l’auteur ne va pas réclamer des royalties ^^.

    Reply
  3. Jerom

    22 octobre 2011

    Sinon Game About Literacy m’a fait penser à Knytt Stories: graphismes minimalistes, et même mécanismes simples (pouvoirs à acquérir peu à peu), ce qui apparaît clairement dans l’éditeur de niveaux de KS, où c’est nous-même qui plaçons les upgrades de façon à rendre le niveau le plus intéressant possible.

    Reply
  4. admin

    23 octobre 2011

    Il y a de ça. Il faut dire que Knytt Stories doit être une référence pour tout ce qui est platformer/exploration/metroid-like

    Reply

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