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Réminiscences

Saut

Saut (Browser, Windows)
Kapser

 

Le choix du titre est un moment important dans la création d'un jeu. Difficile d'exprimer toute l'essence d'un jeu en quelques mots. Kapser pourtant, ne s'en sort pas si mal avec Saut, un jeu qui consiste tout simplement à sauter. A jeu minimal, titre minimal.

 

Saut est un one-button game de plateforme réalisé en un week end dans lequel un personnage peu identifié doit simplement franchir des fossés et éviter des obstacles.

 

Ça ne vous rappelle rien? Cette brève description pourrait tout à fait être celle de Canabalt, et c'est sans doute ce qui fait le plus de tort à Saut.

Il n'est pas facile de naître dans l'ombre d'un jeu qui a fait autant d'émules.

 

Tiny Twitch

Tiny Twitch de @alex_yoder est un jeu dont le code source tient dans un tweet. Sa review aussi http://t.co/yCtgSG8sRh pic.twitter.com/4GLSvSIadh

— Pierrec (@Oujevipo) July 3, 2015

Step Off

Step Off (Browser)
Andrew Morrish

 

Vous savez ce qui est chouette ? Les trucs. Toutes sortes de trucs : les ciseaux, les dinosaures, les cônes de signalisation, l'Australie...Et vous savez ce qui est chouette avec les trucs ? C'est de les jeter, que ce soit sur d'autres trucs ou bien sur des gens.

 

Step Off a donc tout pour être un chouette petit jeu : on y ramasse des trucs, les lance sur des boîtes pour obtenir d'autres trucs, et on se sert de ces trucs pour tenir les gens à distance.

 

Simple, élégant et efficace, Step Off est un jeu qui se recommence sans cesse, ne serait-ce que pour trouver tous les trucs disponibles. Une nouvelle preuve de la possibilité de créer un jeu parfaitement abouti en 48 heures.

Plumet

Plumet (Browser)
Person333
By Bealdo

 

Une nouvelle catégorie s'ouvre sur l'Oujevipo. Il s'agit de la catégorie Invités. Ici, ce seront d'autres gens que moi qui vous parleront d'un jeu à leur manière, histoire de varier les plaisirs. Je vais essayer de faire une jolie place à cette catégorie, peut-être lui donner une charte graphique différente, on verra bien. Si certains d'entre vous sont intéressés, vous pouvez m'envoyez vos idées à pcorbinais[at]gmail.com .
En attendant, je vous laisse en compagnie de Bealdo.

 

Je ne sais pas comment écrire sur un jeu vidéo (et j'adore commencer un article sur un aveu d'échec). Demandez moi d'écrire un truc sur Hendrix et les grands prédateurs du Crétacé et j'enchainerais les pages comme mon petit cousin les pépitos à l'heure du goûter (sérieusement, ce gamin me fait flipper parfois). Mais un jeu vidéo ? Ces trucs ne m'ont jamais autant intéressé que la musique et c'est peut être due à mon éducation. Déjà je n'ai eu la PS1 que lorsque la PS2 est sortie c'est à dire à une période où tout le monde (moi y compris) s'en branlait un peu de la PS1. Ensuite, dans la cour de récréation j'ai découvert que posséder une PS1 était une raison suffisante pour se faire insulter de manière virulente par les petits cons qui avaient une Nintendo 64. J'ai aussi découvert que les possesseurs de consoles étaient assez peu nombreux dans mon école et que j'avais soudain un nombre considérable de nouveaux amis (dont un qui habitait à deux pas de chez moi et qui avait de la paille, avec peu être un peu de merde de poule sur ladite paille, partout dans son salon). Mes jeux préférés étaient alors des trucs dont personne ne se souvient comme Sled Storm (jeu de course en moto neige ou buter des lapins rajoutait des points) ou Dead Ball Zone (sorte de handball futuriste où l'on pouvait une tronçonneuse ou un fusil à pompe pour récupérer la balle).

 

Copaings

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Qui suis-je ?

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A mother in Festerwood

A Mother in Fersterwood (Browser)
Austin Breed

 

Même si le monde regorge de violence et de danger, la tâche d’un jeune garçon et surtout de jouer et d’explorer.

 

Proverbe de Festerwood

 

A Mother in Festerwood vous fera éprouver ce que c’est que d’être une mère.

Certaines d’entre vous sont peut-être déjà passées par là, pour d’autres, ce sera le seul moyen de vivre pleinement cette expérience.

 

Nous sommes à Festerwood, une petite province boisée pleine de dangers, mais aussi de richesses. Dans une petite chaumine, au milieu d’une clairière, un garçon vient de naître. Il s’appelle [Insérez ici le prénom de votre choix]. C’est un garçon curieux, aventureux, il n’a pas conscience des terribles créatures qui rôdent au dehors. Votre rôle en tant que mère est de le préserver, de l’aider à grandir et devenir un beau jeune homme qui, chaque fois qu’il reviendra à la maison pourra se voir gratifier d’un « Comme tu as grandi! », d’un « Que tu es beau, mon fils. » ou d’un plus redouté « Quand est-ce que tu me la présentera? Tu as honte de ta mère ou quoi ? ».

 

 

Seulement voilà : à trop couver un enfant, on ne le prépare pas vraiment à survivre dans ce monde dur, mais à lui laisser trop de libertés, on le condamne peut-être à un funeste destin. Toute la difficulté est là, jongler entre ses deux variables. A quel âge peut-on décemment laisser sortir son enfant du nid ? Doit-on le prévenir des dangers, ou lui laisser les expérimenter par lui-même ? Cette boule au ventre qui vous prend quand il est seul dehors disparaitra-t-elle un jour?

 

Votre champ d’action est réduit : la maison, la clairière. Au delà, le garçon est livré à lui même, et il ne tient qu’à sa prudence de se contenter de chasser des lapins aux abords de la forêt, ou de se confronter aux ogres terribles qui la peuplent. Avec votre souris vous pouvez donc repousser l’enfant vers la maison, le laisser acquérir plus d’expérience en jouant dans la clairière et faire rempart de votre corps pour lui apprendre ses limites, ou vous pouvez tout aussi bien pousser votre enfant trop timide à jouer dehors, et constituer son propre apprentissage de la vie.

 

Quand il est enfant, ces gestes se font avec douceur, la douceur d’une mère aimante, mais lorsque vient l’adolescence, le garçon sera plus difficile à tenir, plus rapide, et les gestes devront être plus fermes. Adulte, il sera tout bonnement impossible de lui dicter quoi que ce soit.

 

Mon premier enfant s’enfuit de la maison à l’âge de 12 ans, peut-être l’avais-je alors trop brimé. Il s’avança sûr de lui toujours plus profondément dans la forêt, découvrit des trésors, et se fit finalement trucider par d’avides bandits de grand chemin.

 

Mon second enfant était un guerrier. Quittant la maison avec ma bénédiction à l’adolescence, il apprit rapidement comment défaire les créatures qui passaient à sa portée : ours, araignées géantes…Grisé de ces expériences, il se consacra à l’art de la guerre, trouva une épée, et occis des monstres toujours plus puissants. Malheureusement, sa prétention grandit avec ses talents, et il s’opposa finalement à l’imposant ogre de Festerwood. Il périt à 25 ans, dans la force de l’âge, me laissant au déséspoir.

 

Mon troisième enfant enfin fut couvé assez tard, à 18 ans je lui accordai enfin de quitter le foyer. Sa première altercation avec un ours le fit vite revenir la queue entre les jambes. A vingt ans, il sortait parfois faire quelques expéditions dehors, mais ne s’attardait jamais vraiment et se retrouvaient vite à nouveau sous mes jupons. J’avais engendré une chiffe molle. J’aurais pu le pousser à sortir, à vivre sa vie d’adulte, mais j’étais trop contente d’avoir mon grand dadais à la maison. Il demeura vivre avec moi, et j’atteins pour la première fois la fin du jeu.

 

L’intelligence artificielle de A Mother in Festerwood est-elle vraiment aussi développée, ou était-ce seulement mon imagination ? Peu importe, le résultat est le même, et l’on s’immerge véritablement dans ce rôle maternel, créant fréquemment des parallèles avec sa propre enfance. Ce jeu prouve une fois de plus que le jeu vidéo peut véhiculer des émotions très complexes, ici l’instinct maternel, sans rien de plus qu’une poignée de pixels.

 

A Mother in Festerwood semble comporter d’autres fins que celle que j’ai expérimentée, l’une notamment consiste à défaire l’ogre de Festerwood mais peut-être en découvrirez-vous d’autres.

  • 6 février 2011
  • In 10 minutes

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2 Comments

  1. manousche

    8 février 2011

    j’aime beaucoup celui-là… Par contre le côté « plus j’agis plus l’enfant perd en expérience » n’a pas assez d’influence sur le cours du jeu, on peut se contenter de retenir le gamin le plus longtemps possible… En tout cas c’est un super concept bravo 🙂

    Reply
  2. admin

    8 février 2011

    Il me semble qu’il puisse y avoir une influence pour débloquer d’autres fins. Car si en effet on peut se contenter de retenir l’enfant pour gagner, je crois que l’on peut aussi gagner en menant l’enfant à tuer l’ogre, ou à ramasser des trésors (du moins l’ai-je lu sur des commentaires).

    Reply

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