The Maître D.

monsieur dThe Maître D. (Windows, Mac, Linux)
SeaDads

 

Aaaah la France. Ses croissants, ses baguettes, ses ensembles bérets-marinières, ses eaux de toilette, sa gastronomie, ses maîtres d’hôtel littéralement prêts à se plier en quatre pour leur clientèle…oui, littéralement, c’est du moins la vision qu’en donne l’excellent Maître D. médaillé d’or de la LD Jam 35 et d’argent dans la catégorie Innovation.

 

Le travail de Maître D. est simple, mener chaque client à sa chaise, du moins il serait simple dans un restaurant normal, où le plancher ne se divise qu’en une poignée d’étages, et où ces étages sont reliés les uns aux autres par des escaliers ou ascenseurs. Dans le restaurant de Maître D, c’est plus compliqué : sans doute son architecte avait-il trop joué à a Mario Bros car les différentes salles regorgent de plates-formes volantes et de pics. L’avantage, c’est que Maître D. s’y sent vraiment utile : il n’est pas un faire-valoir, une pièce de mobilier humaine ayant pour seul but de justifier les tarifs excessifs de plats qui finiront comme ceux du fast-food d’en face dans les cabinets : les clients ont VRAIMENT besoin de lui pour rejoindre leurs sièges.

 

Pour les mener à bon port, Maître D. a une astuce : une eau de toilette magique qui garantit à sa peau une grande souplesse et lui permet d’étirer et raccourcir son corps à loisir. Il lui suffit alors de mettre les clients sur son dos, et hop, les voilà embarqués pour une folle chevauchée. Ha ça, on peut dire qu’ils en ont pour leur argent, sauf bien sûr ceux qui finiront empalés sur des pics en raison d’une maladresse, mais que voulez-vous, manger un homard bleu à la cardinale gratiné lesté de sabayon et de truffes noires n’est pas sans risques !

 

The Maître D. emploie beaucoup de boutons, presque autant que vous avez de doigts, et il pourra s’avérer difficile à prendre en main (littéralement là encore). Mais le jeu (littéralement) en vaut la chandelle (allégoriquement) et The Maître D. mérite qu’on s’attarde jusqu’à ses niveaux avancés, moins pour le challenge que pour le plaisir qu’il y a à se faufiler partout en crissant comme un ballon saucisse une fois assez d’eaux de toilette collectées.

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