Moving Stories

Moving storiesMoving Stories (Browser)
Terry Cavanagh et Stephen Lavelle

 

La narration est partout, du moins, elle peut être partout : dans les objets inanimés, dans l’architecture, dans les moindres interstices….il suffit de développeurs pourvus d’un peu de talent, d’audace et d’imagination pour la faire émerger. Dans Moving Stories, la narration se cache à l’intérieur d’une valise, dans ce qu’on y met et ce qu’on n’y met pas.

 

Nous sommes sur le départ. Où allons-nous ? Pourquoi partons-nous ? Nous le saurons bien assez tôt : après avoir bouclé notre valise. Quand la vie nous impose de faire nos bagages en fonction de notre destination, Moving Stories détermine notre destination en fonction de nos bagages.

 

Si l’idée semble un peu étrange, elle est, je le dis tout net, une des meilleures de l’année (pour un jeu vidéo du moins), car elle permet de créer une narration à partir des seuls choix du joueur sans qu’initialement celui-ci ne se doute de rien. En choisissant d’emporter tel objet et de laisser tel autre, nous n’écrivons pas le présent ou le futur, mais le passé, le background de notre personnage, et il va de soi qu’après avoir saisi la combine, nous ferons tout pour découvrir toutes les fins (j’en ai 5 pour le moment, avec de multiples variantes) et façonner l’histoire par ce nouveau moyen d’écriture.

 

J’adore les jeux de Terry Cavanagh, j’adore ceux de Stephen Lavelle, mais cette collaboration pourrait bien être mon favori de tous leurs jeux réunis. En effet, non content d’être intelligent, Moving Stories est aussi furieusement drôle (ça va souvent ensemble me direz-vous), et nul doute que son humour, alternant entre l’anglais, l’absurde et le salace (soyez attentifs) saura toucher au but à un moment ou un autre.

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