Blues for Mittavinda

Blues for Mittavinda (Windows)
Jack King-Spooner

 

 

Comment faire ressentir le chaos via le jeu vidéo ? Par une génération aléatoire totalement hors de contrôle ? Par un bullet-hell imprévisible et exigeant ? Par une sandbox de particules, mettant en avant l’argument quantique ? Par un puzzle dont les règles ne semblent obéir à aucune logique ?

Cette question a été en quelque sorte été posée lors de l’Official Chaos Contest organisé par Gamejolt, et les réponses ont été nombreuses. Celle de Jack King-Spooner cependant est particulièrement intéressante puisqu’il a choisi la voie qui peut-être est la plus difficile et la moins évidente pour exprimer le concept de chaos : celle de la narration.

 

 

La narration n’est évidemment pas incompatible avec l’aléatoire, le désordre ou encore la confusion, la mise en abyme elle-même pourrait être une illustration poignante du chaos, mais Blues for Mittavinda ne fait même pas usage de ces concepts. C’est un jeu d’aventure tout ce qu’il y a de plus linéaire dans lequel l’ordre semble régner en maître.

 

Le chaos de Blues for Mittavinda est avant tout intérieur, c’est le chaos des esprits. Pas de folie, non, mais une sorte de grand vide existentialiste, des questions sans réponses et des raisonnements par l’absurde. Est-ce que c’est la définition généralement acceptée du Chaos ? Peut-être pas, mais c’est celle de l’auteur, et elle n’en est pas moins intéressante. Attention : Blues for Mittavinda est un de ces jeux qui cherche parfois à déborder sur la réalité. S’il tente quelque chose dans ce goût là, surtout, laissez-le faire.

 

4 commentaires sur “Blues for Mittavinda

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