Involuntary Runner

Involuntary Runner (Browser [Unity])
étudiants de l’université de DePaul

 

 

Vous avez passé des heures sur QWOP et ça y est, vous êtes parvenu à maîtriser vos deux jambes pour les faire courir dans la bonne direction. Vous vous dites que vous avez enfin obtenu le plein contrôle de votre corps, que plus rien ne pourra vous arrêter dans votre course. Vous avez tort. Il vous reste encore beaucoup à apprendre : respirer, digérer, faire battre votre cœur, bref : rester vivant.

 

 

Comme le titre donc si bien John Polson sur IndieGames : Involutary Runner, c’est « QWOP pour vos organes ». Un bouton permettra de faire fonctionner les poumons, un autre fera battre le cœur, un troisième, pressé répétitivement fera fonctionner l’estomac pour digérer la nourriture ramassée en route, et un dernier enfin contrôlera les intestins. Pourquoi les intestins ? Parce qu’en plus de courir, il faut parfois sauter, et qu’une petite flatulence bien placée pourra nous y aider.

 

Bien évidemment, toutes ces commandes sont totalement asynchrones et jouer convenablement nécessitera de partitionner le disque dur qui nous sert de cerveau. Mais en même temps, qui se soucie de jouer convenablement quand Involuntary Runner nous permet d’apprécier toute une série de morts aussi gores que ridicules ? Leur découverte à elle-seule justifie toutes les frustrations.

 

Il pourrait être intéressant de jouer à Involuntary Runner à plusieurs aussi, en distribuant les rôles. Avec un peu de coordination, le coureur irait sans doute beaucoup plus loin, mais il y a fort à craindre que le joueur chargé des intestins flingue la partie en faisant des prout-prouts au moment les plus inappropriés, rien que pour se venger d’occuper ce poste ingrat. Moi en tout cas, c’est ce que je ferais.

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