Lacci (Windows, Mac)
Mechanical Birdie (Tatiana Vilela)
A chaque société ses rites initiatiques. Chez certains, il s'agira de se gaver de peyotl, chez d'autres, de passer son permis de conduire. Dans le monde de Lacci, ce rite consistera à sortir d'un labyrinthe.
Comme il est d'usage (c'est aussi valable pour le permis et le peyotl), ce rituel est plus coûteux qu'il n'y paraît, et si le labyrinthe semble sommaire au démarrage (et même fléché!), il se révèle bien coriace une fois qu'on y est engagé. Les murs, déjà vacillants, perdent de leur substance, les règles, qu'on pensait maîtriser, se multiplient sans nous laisser d'indice, on s'enfonce progressivement dans un monde déroutant, inconnu, et duquel on ne pourra plus revenir...l'âge adulte ?
À travers 16 niveaux de plateforme, un petit aventurier doit atteindre la sortie. Cependant, l'eau ne cesse de monter et il faut donc se dépêcher. Tout cela agrémenté de plateformes de différentes tailles, bien espacées, certaines fragiles et qui ne demandent qu'à tomber. Ce jeu est joliment pixelisé, agrémenté de musiques de qualité et amusant. Dommage qu'il soit si court ?
Au pire, on pourra toujours tenter de le recommencer pour obtenir les 128 orbes qui sont à obtenir dans chaque niveau moyennant quelques jolies pirouettes avec les flèches de son clavier : le jeu gagne en difficulté avec ce défi.
Mention spéciale pour les titres des niveaux, très drôles. Ne manquez pas non plus l'hommage au Ludum Dare 20 et son Bonus Stage, amusant.
Bratavism (Browser)
Joni Kittaka
« Cliquez le dauphin pour commencer »
Bratavism intrigue dès la première seconde. Hein ? Quel dauphin ? Est-ce cet humanoïde beige décharné aux larges mamelles et aux chaussettes montantes chutant les yeux fermés dans un gouffre sans fond ? Après tout quoi d’autre ? Il n’y a que lui à l’écran...Alors on clique, et nous voilà embarqué dans une étrange et dérangeante parabole du processus créatif.
The Owl Game (Browser)
T-Dog and NateDizzle Productions
Tout le monde est bien d'accord : de bons graphismes ne suffisent pas à faire un bon jeu, même si ça peut aider. Lors de game jams cependant, lorsque le jeu est noyé dans la masse, de bons graphismes vont permettre d'attirer l'attention et donc d'offrir au jeu une meilleure visibilité, peu importe sa qualité générale. Pour pallier à ce problème (si c'en est un), Thomas Purnell, l'organisateur de la MiniLD #59 a eu une idée brillante. Il n'avait sans doute pas prévu que T-Dog and NateDizzle Productions en aurait une plus brillante encore.
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