Bunni

Bunni, how we first met. (Browser)
Andre Spierings et Daniel Cook

Prenez une poignée de lapins, ajoutez-y des renards, des fantômes, des pirates, des suédois, des biches, des monstres et un panda. Mélangez le tout et versez la préparation dans un moule de jeu de stratégie en temps réel. Passez au four une trentaine de minutes. Dans un mixer, jetez pêle-mêle amour, humour et absurde pour obtenir un coulis de narration et étalez-le sur le gâteau sorti du four. Saupoudrez de kawaï et servez froid, accompagné de pommes, de poires ou de prunes.

Cette recette sucraillée est celle de Bunni, un jeu étrange, plein de surprises qui pourra vous retenir pendant plus d’une heure. A première vue, il s’agit simplement d’un RTS du style Age of Empire en plus mignon (on envoie nos lapins collecter du bois, de l’or, on prend garde à ne pas épuiser le stock de nourriture, on débloque de nouveaux bâtiments…) mais c’est l’absence d’adversaires qui nous surprendra tout d’abord. Quel est en effet le challenge d’un jeu de stratégie en temps réel si on n’a pas de territoires ennemis à conquérir, de temples à piller, de sabines à enlever etc ?
On peut considérer que l’accroissement et le bonheur de son peuple est un challenge en soi, dans ce cas, derrière son apparence de RTS, Bunni serait en réalité un jeu de gestion, mais là encore, ce n’est pas tout à fait vrai : le véritable objectif de Bunni est de trouver l’amour, d’où son sous-titre «How we first met ».

L’île de Bunni est peuplée de personnages non joueurs qui vous donneront des quêtes à accomplir. C’est dans ces quêtes que réside le véritable challenge, ce sont elles qui vous rendront complètement accro et c’est à leur issue que vous aurez enfin droit à un somptueux mariage, ou mieux, à une lapdance de pirate. Bunni prend donc au final des allures de dating sim, et on regrettera simplement qu’il en adopte aussi les clichés : l’amour des femmes ne se conquérant qu’avec moult cadeaux hors de prix.

Si l’originalité de ce gameplay est séduisante, elle ne l’est pas autant que la réalisation même du jeu., si mignon et si absurde qu’il vous fera sans doute pousser de petits « aww » de temps en temps. À  moi, il m’évoque surtout Fluffy, bande dessinée de Simone Lia que je conseille à toutes les âmes sensibles.

 

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2 Comments

  1. Je crois que je suis devenu allergique au système de quête « va faire ceci et reviens et après jt’en donne une autre ».

    Mais sinon le jeu est très joli 🙂

  2. M’en parle pas, je suis sur Arcanum en ce moment.

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