400 Years

400 Years (Browser)
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Parfois, le temps nous semble long, mais du point de vue d’un moaï, nos vies toutes entières filent en une fraction de seconde. Nous voir ainsi naître et mourir en un battement de cil ne diminue pourtant pas l’estime que ces moaïs portent en l’humanité, et quand une catastrophe s’annonce à l’horizon, le moaï n’hésitera pas à se dévouer tout entier pour notre salut, quand bien même cela doit lui prendre 400 ans.

400 ans, pour un moaï, c’est une petite vingtaine de minutes.

 

 

Comme Braid et désormais bien d’autres, 400 Years repose sur la manipulation temporelle, mais ce temps, on ne peut que le faire avancer, en attendant, tout simplement. On pourrait tout simplement foncer vers notre destination sans perdre une minute, mais c’est sans compter sur les obstacles du chemin que seuls l’écoulement des ans et l’alternance des saisons peuvent nous permettre de surmonter.

 

Plus qu’à Braid, 400 years ferait donc davantage penser à Seasons after fall (qu’on attend toujours), mais il se démarque pas le parti pris de la lenteur, aussi agaçant qu’indispensable au propos. Si l’aspect puzzle est quelque peu délaissé (la plupart du temps, il suffit d’attendre), l’aspect narratif (peut-être même philosophique ?) en sort donc grandi.

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1 Comment

  1. cendrieR

    Tu as tout dit.

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