Good Bye, My Love

Good Bye, My Love (Browser)
Torsten Hartmann

 

Good Bye, My Love est un jeu assez original, certes, mais son intérêt réside principalement dans sa genèse. Pour le créer, Torsten Hartmann a puisé l’inspiration dans un tweet de @petermolydeux, compte lui-même inspiré de Peter Molyneux.

 

Cela mérite quelques explications. Procédons dans l’ordre : Peter Molyneux est un des rares créateurs de jeu vidéo à s’être forgé un nom. Il est souvent considéré comme le père du God Game (Populous, Black and White) et est aussi connu pour avoir contribué à quelques grands succès vidéo-ludiques : Syndicate, Theme Park, Dungeon Keeper ou plus récemment Fable. Mais dans le milieu du jeu vidéo, on ne se fait pas un nom simplement en réalisant de bons jeux, ce serait trop facile : il faut aussi avoir un trait de caractère marquant. Celui de Peter Molyneux, c’est l’ambition. Lors du développement de ces jeux, il a en effet tendance à faire des annonces de gameplays révolutionnaire, de designs à couper le souffle…qui n’aboutissent au final que très rarement.

 

Suite à cela, un compte twitter satirique a été créé, exploitant à outrance de petit travers : @petermolydeux. Peter Molyneux 2 s’evertue donc à publier fréquemment des idées de gameplay innovantes, ambitieuses et peu réalisables. Des idées toute qui ne seront jamais développées plus qu’en 140 caractères.

Parmi elles : « Un jeu dans lequel un astéroïde serait le point de percuter la terre. L’objectif n’est pas de l’en empêcher, mais de dire au revoir à chacun des membres de sa famille. Vous en avez 120. »

 

 

On en arrive maintenant à Torsten Hartmann qui, séduit pas cette idée, décide de lui offrir ce qu’elle pouvait espérer de mieux : un jeu.

 

Dans Good Bye, My Love, il s’agit donc d’aller dire au revoir au plus de parents possible avant la fin du monde. Pour rendre le jeu amusant, les proches à saluer sont fondus dans la masse des inconnus. D’abord désignés par des flèches, ils se mélangent ensuite aux autres et il faudra les suivre des yeux comme à un jeu de bonneteau. Ça, c’est au début, car très vite, on en arrive même à ne plus différencier son avatar des autres personnages. On se contente alors de courir dans tous les sens, vers les zones les plus concentrées en espérant y trouver mamie Louise ou tonton Henri.

 

Bien qu’original et plaisant, le jeu n’a rien de très addictif et sa difficulté découragera vite. Il demeure cependant que Good Bye, My Love est peut-être le premier jeu généré par un service de micro-blogging. Si ça ne lui confère pas une aura formidable ça !

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