Serendipity

Serendipity (Windows)
Lucas DEVOS, Marie RONNAUX, Benbadis SLIMAN, Frédéric BRICOUT et Hugo NGUYEN DUC

 

 

En jouant à Serendipity, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre…et ça tombe bien, car c’est précisément là l’objet du jeu : trouver ce que l’on ne cherchait pas. Ce que j’y ai trouvé, ce sont des visuels à couper les souffle, et un des des jeux les plus hypnotiques auquel j’ai pu jouer ces dernières années.

 

Serendipity traite comme son nom l’indique de sérendipité, dans son acception Web 2.0, à savoir le fait de sauter d’un lien à l’autre, sans savoir ni même se demander ce qui nous attend au bout du chemin. Ici, diverses formes géométriques et colorées flottent dans l’espace, et à l’aide du lien qui nous sert de curseur, il nous faudra établir des connexions et se déplacer de l’une à l’autre sans jamais s’arrêter. Certains objets se déplacent eux aussi, nous emportant dans leur course, mais il faudra les abandonner avant que celle-ci touche à sa fin sans quoi nous nous figerons nous aussi et serons reconduit au début du niveau.

 

Mais cette agitation permanente, rappelant parfois celle des atomes, ne doit en aucun cas nous empêcher d’apprécier les charmes de Serendipity, nous plongeant sur de la musique électro au cœur de tableaux de Mondrian ou de Picabia. Le déplacements se donc lentement, à notre rythme, et des objets en mouvement perpétuels nous permettront de nous arrêter, et de reprendre notre souffle après que les jeux de caméra nous aient frappé en plein thorax. Le troisième niveau en particulier semble être une boucle sans fin, que j’ai reproduit 20 fois sans me lasser avant de me rappeler que, hé, j’avais une review à écrire. Mais peut-être que je me trompe, peut-être qu’il ne s’agit pas d’une boucle et que j’ai simplement été capable de m’en dépêtrer, car Serendipity c’est aussi un puzzle : à peine embarqué dans le sillon d’un nouvel objet, il nous faudra déjà réfléchir à la suite, au prochain train, au prochain ferry, afin de ne plus jamais poser un pied à terre…ce qui compte, ce n’est pas la destination, c’est le voyage. N’oubliez pas d’apprécier le paysage.

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