Humanoid 47 & The Queen of Snakes

Humanoid 47 & The Queen of Snakes (Browser)
Jo99

 

 

Comme l’a fait remarquer Jo99 sur sa page Facebook, Internet a découvert hier qu’il y a un an, il sortait un jeu qui s’appelait Humanoid 47. Moi, je ne l’ai découvert qu’aujourd’hui, mais pour pallier à mon retard, je vais aussi parler de the Queen of Snakes, qui lui n’est sorti qu’il y a quatre ou cinq mois (ce qui me donne potentiellement 7 à 8 mois d’avance sur Internet!)

 

 

 

 

Les deux jeux en réalité sont très proches. Il s’agit tous deux de vastes escape rooms dont les énigmes reposent principalement sur des coffres, des clefs, et des codes (même si chacun de ces trois éléments peuvent prendre une multitude de formes). Rien de très neuf donc, mais Humanoid 47 comme The Queen of Snakes se démarquent pas leur esthétique si singulière, et malheureusement si étrangère au jeu vidéo. C’est bien simple, en ouvrant un de ces deux jeux dans notre navigateur, nous aurons l’impression d’ouvrir un Stripburger, un Muscle Carabine, un Hôpital Brut…bref de déboucher sur un certain underground européen des années 2000. Comme Mattt Konture, Max Andersson ou Pakito Bolino, Jo99 (qui, on ne s’en étonnera pas, est aussi graphiste) semble soumis à la névrose de la page blanche, qui le pousse à remplir, remplir, remplir, que ce soit par des petits traits, des textures ou des détails.

 

S’il est enthousiasmant de voir ce style graphique enfin rencontrer le jeu vidéo, on ne pourra s’empêcher de remarquer qu’il créée un décalage immense avec les escapes rooms auquel nous avons pu jouer précédemment. Difficulté des énigmes et origine japonaise obligent, les escapes rooms traditionnels sont généralement épurés, une façon de ne pas nous distraire des différents éléments de puzzle et de limiter notre frustration. Ceux de Jo99, c’est tout le contraire ! Les décors sont foisonnants, si ce n’est étouffants, les détails sont nombreux, et 90 % de ce que nous voyons à l’écran n’est là finalement que pour le plaisir des yeux. Au début, on s’attend à une vraie purge, à un déluge de clics aux quatre coins de l’écran pour trouver cette fichue pièce qui devrait nous servir à dévisser ce compartiment caché vu 20 minutes plus tôt et qu’on est pas bien sûr d’être capable de retrouver…Mais on est vite détrompé. Jo99 ne nous cache rien : les interactions à découvrir seront toujours les plus évidentes, et en quelque minutes seulement, on saura habituer notre œil à son style pour ne plus cliquer que sur les éléments digne d’intérêt. Comment parvient-il à nous orienter aussi clairement dans des tableaux aussi fouillis ? Ça c’est un mystère…à moins…à moins que c’est justement ça qu’on appelle le talent, graphique comme vidéo-ludique.

 

Si vous ne deviez jouer qu’à un seul de ces deux jeux (quelle idée saugrenue), je conseillerai Humanoid 47 aux plus pressés et à ceux que les escape room ont tendance à agacer, tandis que les amateurs de point & click et d’aventure au long cours feraient mieux de se tourner vers The Queen of Snakes, plus long, plus riche, et un poil plus complexe.

8 commentaires sur “Humanoid 47 & The Queen of Snakes

  1. dit :

    L’ambiance de Humanoid 47 me rappeler les jeux mélangés de wtf et de science fiction comme Woodruff. Ça m’étonnerais pas que certains aient ragequit en ne pensant pas à associer certains objets de l’item list haha.
    En tout cas à découvrir pour ceux qui aiment les univers dérivés 🙂

  2. flap dit :

    Oulah, malheureux Pierrec, la solution de the queen of snakes est dejà sur jayisgames depuis belle lurette ! Coiffé sur le poteau, tu as été.

    En tout cas, je ne m’attendais pas à être surpris par la fin !

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