Jeu d'influences (Browser)
Florent Maurin, Julien Goetz, Luc Hermann,
Les médias nous manipulent, et eux même sont manipulés. Tout cela n'a rien de nouveau, mais malgré notre défiance et notre cynisme, nous avons souvent tendance à sous-estimer ces truquages. Le documentaire Jeu d'influences et le jeu qui en découle viennent rétablir un peu de vérité sur les communicants qui justement la construise et plus particulièrement les spin doctors, experts de la communication de crise.
Je suis dans le train, je saute de liane wi-fi en liane wi-fi dans l'espoir de rejouer à ce jeu que j'ai interrompu en partant. Peine perdue évidemment.
Ce jeu, c'est Endeavor, et ma frustration de n'être parvenu à aucune des, dit-on, trois fins, grain de poussière dans mes pensées du moment, se couvre peu à peu de nacre.
C'est décidé, je vais parler de Endeavor, comme ça, à froid, sur les seules premières impressions que j'en ai eu, et toute la cristallisation stendhalienne qui va avec.
D'abord il me faut une accroche, un titre fort, qui puisse vous donner envie d'y jouer, quelques choses qui apparaîtra avant le « lire la suite », et que vous vous résignerez à lire, en attendant que la barre de chargement fasse la deuxième moitié du chemin. J'ai trouvé : Endeavor se pourrait bien être le nouveau Knytt Stories.
Voilà, c'est bien, tout le monde aime Knytt Stories, c'est obligé.
Il faut dire que c'est aussi assez pertinent : Comme Knytt stories est un mignon jeu de plateforme, d'exploration, au cadre large, aux capacités à collecter. Il y a des fleurs, des animaux, pas de danger, juste l'immensité de l'univers et notre insatiable curiosité.
Enviro-Bear 2000 (Windows)
Justin Smith
On compte sur les développeurs indépendants pour élever le jeu vidéo, explorer les possibilités infinies du médium, donner à celui-ci ses lettres de noblesses et le faire accéder enfin au statut d'art à part entière, avec ses chefs d'œuvres et ses génies immortels...Et voilà qu'on nous pond un jeu avec un ours manchot au volant d'une Lada qui boulotte des poiscailles et se fritte avec des blaireaux.
Comment voulez-vous avoir la moindre crédibilité avec ça ? Comment pourrez-vous expliquer sérieusement à votre famille et vos amis que les médium jeu vidéo sur lesquels ils vous reprochent de passer tant de temps est à l'aube d'une grande révolution et qu'il n'aura bientôt plus rien à envier des autres arts qui le regardent encore trop souvent avec mépris ?
Je ne vois qu'une seule solution : qu'ils essayent Enviro Bear 2000 par eux-même.
Forever Samurai (Browser) Evan Miller
Quoi de plus chiant mais aussi de plus enthousiasmant qu'un samurai?
On ne compte pas les nombreuses oeuvres ratées prenant pour thème ce guerrier exotique.
Mais...Ghost Dog..Les contes du septième souffle...Samurai Shamploo...
Il y a le bon et le mauvais samurai : le bon samurai est un guerrier japonais au sabre éfilé et au code de l'honneur très strict. Le mauvais samurai est un guerrier japonais au sabre éfilé et au code de l'honneur très strict...mais c'est un mauvais samurai.
La différence finalement ne vient pas de lui, mais de ce qu'il y autour. Sans environnement pour le mettre en valeur, le samurai n'est qu'un épéiste en jupette et à chignon.
Mais donnez lui un décor à sa hauteur, et le samurai retrouve toute sa splendeur.
Super Columbine Massacre RPG! (Windows)
Danny Ledone
Je regarde en ce moment le documentaire Playing Columbine et me sens par conséquent obligé de parler ici de son sujet.
Tout le monde se souvient de la fusillade du Lycée de Columbine en 99. Pourquoi, lorsqu’un documentaire sort à ce sujet (Bowling for Columbine) il est encensé par la critique et le public. Pourquoi lorsqu’un film sort à ce sujet (Elephant) il reçoit la palme d’or à Cannes. Et pourquoi enfin, lorsqu’il s’agit d’un jeu vidéo on observe une telle levée de boucliers ?