Deepak Fights Robots (Browser)
Tom Sennett
Deepak Fights Robots vient de se voir offrir une version web gratuite ,l'occasion de découvrir ce petit chef-d’œuvre et de ne pas le lâcher pendant une bonne heure.
Deepak est un homme tout ce qu'il y a de plus normal : chaque matin, il se lève pour se rendre à son bureau, et chaque soir, il rentre chez lui retrouver sa femme et ses deux enfants. Ha si, il y a bien son emploi qui est assez singulier : voyager dans une autre dimension pour combattre des robots, mais à part ça, oui, Deepak est un homme tout ce qu'il y a de plus normal.
Bon, un platformer qui consiste à détruire des robots, comme ça, ça n'a rien de très excitant, on a l'impression d'en avoir déjà vu des tonnes, et ce depuis Sonic, mais il serait dommage de s'arrêter à cet aspect, car comme Deepak lui même, Deepak Fights Robots n'est banal qu'en apparence.
Pixel 2 (Browser)
Hero Interactive
Comme son nom l'indique, le pixel art est le fait d'agencer des pixels pour former des compositions artistiques. Et si on choisissait de ne pas agencer ces pixels ? Si on les laissait flotter librement ou si on les envoyait à pleine vitesse dans toutes les directions...serait-ce toujours du pixel-art ?
Voilà la question qu'on peut se poser en jouant à Pixel 2 (et dans une moindre mesure à son ancêtre Pixel nettement moins joli et, qui plus est, buggé), et en ce qui me concerne, la réponse qui s'impose est oui.
Sous son apparence de shoot'em up (ou même de manic arena shooter pour être précis) Pixel 2 ne semble pas avoir d'autre objectif que de nous en mettre plein la vue. On y contrôle un petit vaisseau de la couleur de notre choix qui projette des flux de pixels de cette même couleur. J'insiste sur le mot couleur, car il décrit à lui seul presque 50% du jeu. Il s'agira donc d'abattre de multiples ennemis, comme dans n'importe quel shoot'em up à la différence que ceux-ci en explosant laisseront derrière eux des nuées de pixels que, se les appropriant, le joueur transformera également en arme. Le résultat ? Un superbe feu d'artifice, où les soleils se mêleront aux comètes et autres feux de Bengale.
A fine day in the parking lot (Browser [Unity])
Doktor Ace ( Patrik Liljecrantz)
Pas de gameplay expérimental aujourd'hui, pas non plus de concept totalement innovant, l'originalité du jour ne réside que dans les graphismes.
A fine day in the parking lot est un petit jeu réalisé pour la Ludum Dare 20, qui, avec ses 300 soumissions, risque de m'occuper toute la semaine. Il obéit donc à deux contraintes :
-Un temps de développement inférieur à 48 heures.
-Un thème : « It's dangerous to go alone. Take this ».
Pour situer, cette phrase est celle prononcée par le vieux sage au début du jeu Legend of Zelda lorsqu'il remet à Link son épée. Elle a été l'objet d'un meme dont le « dangerous kitten » a été l'égérie.
A fine day in the parking lot, proportionnellement à son titre, est extrêmement court, aussi je ne vous dévoilerais rien de son contenu pour préserver ces cinq minutes de jeu. Mais je peux en revanche m'attarder sur les graphismes.
Danse Macabre (Browser, Windows)
Barry Atkins
« ...Enfin, une fois le cercle de sang de huppe tracé selon le rite, Duncan prononça l'incantation. Dans quelques instants le squelettes de sa belle-mère s'animerait et se mettrait à danser sur un rythme endiablé (au premier sens du terme). Il tiendrait alors sa vengeance : Lui, qu'elle avait forcé dès son plus jeune âge à suivre des cours de danse classique et qu'elle avait habillé en tutu le jour de la fête de l'écoule, la regarderait bientôt se trémousser avec délectation.
-Danse, mère! Danse ! Et que la lune soit témoin de tes pitoyables entrechats! -
Mais le corps de la vieille n'était plus tout frais, et repus de la chair, les vers s'étaient chargés de dévorer ses cartilages en dessert.
A l'instant où le charme devait opérer, un tibia se décrocha pour valser seul sur la mousse humide. Puis ce fut le tour de l'humerus, des carpes et métacarpes, du calcaneum et du malibrium, des clavicules et des mandibules. Enfin le crâne se décrocha pour exécuter un cha-cha.
Affolé, Duncan tentait de recoller les morceaux, de redonner corps à celle qui aussi le nourrit. Mais il était dépassé par son propre sortilège. Que d'os! Que d'os! Que d'os! »
Garth Marenghi, Death Tango.
Danse Macabre tient son nom du poème symphonique de Camille Saint-Saëns. Un hommage ambitieux qui n'aurait pas supporté la médiocrité. Il ne la supporte pas et Camille Saint-Saëns se retourne dans sa tombe de ne pas capter le 3G là dessous.
Want Everything (Browser)
Neonaxil
La compétition la plus oujevipienne du web vient de connaître une nouvelle (mini) edition : la deadline de la Mini Ludum Dare 20 est arrivée, et 23 jeux ont été proposés.
Je rappelle les contraintes :
Thème : l’Avarice
Règle spéciale : Seulement un de chaque
Thème bonus : Pêcher
Temps : 48heures.
Je n’ai pas eu l’occasion encore de tous les essayer, mais l’un d’eux a d’ores et déjà capté mon attention : Want everything.