
C'est le premier avril!
Je m'en excuse par avance : je n'ai pas de blague (à moins de considérer que Breaking Character en était une). En revanche, j'ai des poissons! En voici trois que j'ai pêché en plongeant ma canne dans l'eau trouble de la MiniLD#41 “Blood in the Water.
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RGB Absorber (Browser) Alexander Martinelle
Dans la famille des sports sous-exploités dans le jeu vidéo, je demande la corde à sauter.
En un sens, RGP Absorber vient réparer cette injustice, si ce n'est qu'on n'y saute pas par dessus une corde, mais par dessus des lasers...pour le challenge, vous comprenez...
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Heart the Beat (Browser) Nico Tuason
Rappelons le, le thème de la Global Game Jam 2013 était “Heartbeats”, et en toute abstraction, Heart the Beat l'a interprété d'une des manières les plus pertinentes qui soient. D'abord, il y a « heart », le cœur, l'avatar de Heart the Beat, trois carrés/pixels qui retournées prennent la forme d'un vaisseau (sanguin?). Facile, mais il fallait y penser. Ensuite, il y a le le « beat », et quoi de plus naturel que de le rapprocher du beat musical lui-même ? Heart the Beat met donc la musique et le rythme au centre de son gameplay.
Heart the Beat n'est qu'un simple dodge & collect, mais à la manière d'un Hexagon il parvient à redynamiser le genre en le concentrant sur de courtes sessions (ici, un unique morceau d'à peine 2 minutes) et en créant par sa bande son et ses graphismes un effet de transe. Les obstacles et collectibles suivant le rythme entraînant de KevinMacLeod, nous sommes bien contraint de faire de même. L'écran pulse comme un cœur à plein les régime, la violence des collision font l'effet d'autant de crises cardiaques, enfin, le sang nous monte à la tête et vient le tournis...encore un peu et nos propres battements de cœurs se synchroniseraient.

Press x to give up (Browser) Joon, Mads, Bram, Riker et Jonas
On ne s'attendrait pas à ce qu'un jeu issu de la Nordic Game Jam prenne pour sujet l'art de la tauromachie, mais les game jams nous ont déjà appris par le passé à ne plus être surpris de rien.
Press x to give up nous met donc la peau d'un torero, au beau milieu d'une arène étrangement déserte. Après avoir excité le taureau à l'aide de la fameuse cape rouge, il faudra l'écarter au dernier moment à l'aide de la barre espace, pressez la flèche du haut pour lever la banderille, puis celle du bas pour violemment la planter dans l'échine de la bête. Enfin...il est possible à tout moment de presser x pour abandonner.
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Sisyphus (Browser [Chrome de préférence]) Wan & Manu
Qui a déjà tenté de jouer aux échecs, au Go où à n'importe quel jeu multijoueur en solo sait qu'il n'est pas toujours facile de partitionner son esprit et d'incarner tout à tour les deux parties de manière complètement impartiale. Il y a toujours un des deux joueurs qu'on finit par privilégier, le blanc par exemple, parce que le noir a perdu sa dame sur un coup stupide et que franchement, il aura bien mérité sa branlée.
Sisyphus pourtant parvient à réaliser un exploit : nous faire incarner consciemment l'avatar et son antagoniste en se montrant le plus ingénieux possible dans les deux situations. Le secret : joueur sur le décalage temporel : en incarnant le vilain, le poseur de pièges, on ne cherchera jamais à piéger l'avatar dans le futur, mais seulement sa précédente incarnation. Puis, en incarnant l'avatar, on sera cette fois contraint d'esquiver les pièges venant juste d'être posés sans ce soucier de ceux à venir, qui s'avéreront implacablement mortels. Sisyphus adopte au final la bonne vieille technique oulipienne du tireur à la ligne, et cela ne peut que me réjouir!
Réalisé en 72h pour la LD25, Sisyphus ne manque pas de contenu, loin de là, mais cette abondance ne va pas sans occasionner quelques menus bugs, qui seront, je l'espère, corrigés aussi rapidement que nous les avons pardonné.

Trois (Browser) Haxpor
Comme le faisait très justement remarquer Hyde dans la Ligue des Gentlemen Extraordinaires : si la nature n'a jamais créé d'être à trois pattes, c'est qu'il y a une bonne raison.
S'il reste des sceptiques (bien qu'en général, quand Hyde parle, on l'écoute), Trois vient apporter une preuve supplémentaire.
Dans la lignée de QWOP, et de ces autres jeux aux gameplay laborieux, Trois nous fait cette fois prendre le contrôle d'un tripode, et s'il porte aussi bien son nom, ce n'est pas parce que la créature a trois pattes, mais parce que chacune d'entre elle requiert trois boutons !
Opérez-donc un petit Ctrl+alt pour passer en qwerty et scotchez vos doigts sur AZE-QSD-WXC.
Ce qui est particulièrement plaisant, c'est que malgré sa difficulté, Trois se maîtise au final assez facilement, et qu'arrivé au terme des 4-5 niveaux on sera presque frustré qu'il n'y en ait pas plus !

Alphanauts (Browser, Windows, Mac) Dominique Ferland, Pierre-Luc Poirier et Ian Girard
Alphanauts se joue au clavier, et c'est peu dire puisqu'il nécessite l'emploi de 30 touches de celui-ci : les flèches directionnelles et toutes les lettres de l'alphabet (sans compter Entrée). Chaque alphanaute est assigné à une lettre et c'est celle-ci qu'il faudra presser pour pouvoir le déplacer, et ainsi lui éviter une morte certaine dans un trou noir.
Évidemment, tout se complique quand les alphanautes se multiplient tout autant que les dangers qui les guettent.
La force d'Alphanaut, ce n'est pourtant mais ce gameplay original, ni ses graphismes épurés et de bon goût, mais ce simple emploi des lettres de l'alphabet : les alphanautes ne sont pas des inconnus pour nous, et ils ont beau sembler tous identiques, les lettres qui leur sont assignées nous permettent de les identifier et de s'y attacher. On aura ainsi moins de regret à perdre le W qui vient d'arriver et qui après tout ne nous est pas d'une grande utilité, que le A ou le E, qui nous suivent depuis le début de l'alphabet et qu'on se passerait bien de choisir comme objets de lipogrammes quand notre nom n'est pas un anagramme de crêpe.
Puisqu'il a été réalisé dans le cadre de la Ludum Dare 25, mon seul reproche sera qu'Alphanaut n'en a pas vraiment utilisé le thème « You are a Villain », mais intrinsèquement, cela ne change rien à sa qualité.

« I Never Could Get The Hang Of Thurdays » (Browser) Zed
Après avoir passé près de trois ans à tester des petits jeux aux gameplays expérimentaux, je n'aurais jamais cru que je passerais près de 20 minutes à pester sur mon trackpad sur des gameplays aussi sommaires que « bouge le curseur très vite de droite à gauche », « évite les ennemis » et « traverse le labyrinthe sans toucher les bords ». Il a fallu que Zed les enrobe d'adorables graphismes lo-fi, d'une bande-son à la bouche étonnement entraînante et d'un humour anglais ravageur pour que je sois entièrement conquis.
Grâce à Zed, MS Paint a encore de beaux jours devant lui. Pas mon trackpad.

Astraaal (Windows/Mac) Armel Gibson, Dziff (graphisme), Lectronice et David Box (Musique)
La chute libre de Felix Baumgartner depuis la stratosphère a de quoi faire rêver. La bonne nouvelle, grâce à Astraaal vous pourrez à votre tour tenter l'aventure, la super bonne nouvelle, c'est que vous pourrez le faire avec des copains, et la OMFG nouvelle, c'est que vous n'aurez même pas besoin d'avaler la moindre goutte de jus de taureau.
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Tetragon (Windows, Mac) Ysty games
Non, Tetragon n'est pas un jeu à base d'angiosperme, mais un savant mélange de Tetris et d'Hexagon. Mais alors là j'ai vraiment pas le temps donc je vous laisse découvrir tout seul. C'est tout ce que vous aviez besoin de savoir de toute façon
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