Mes jeux

S'identifier



Commentaires

RSS



cinéma

Kino (Windows)
Etudiants de Supinfogames

 

 

Les sources d'inspirations du jeu vidéo sont nombreuses, mais s'il en est une pour remporter la palme de la banalité et de l'ennui, c'est bien le cinéma. Qu'il s'agisse d'adaptations de licences ou de tentatives de singer le réalisme cinématographique, les jeux placés sous le patronage du 7ème art sont rarement de bonnes surprises. L'exception qui confirme la règle : Kino.

 

Lire la suite...  

Nosferatu (Windows)
JeromBD

 

Adapter un film en jeu vidéo...l'idée n'a rien de surprenante ( et elle est bien souvent synonyme de navet, même si c'est toujours mieux que dans l'autre sens). Adapter un film de 1922 en jeu vidéo, tout de suite, cela semble plus ambitieux, en particulier quand il s'agit d'un chef-d’œuvre tel que le Nosferatu de Murnau.

 

Mais comment rendre l'expressionnisme propre à Murnau par le biais du jeu vidéo ? Facile : en adoptant les graphismes rétro peut-être les plus expressionnistes qu'ils soient : ceux de la ZX Spectrum, avec ses huit seules couleurs et ses sprites monochromes.

 

Il a fallu 72h à JeromBD pour venir à bout de sa création (au lieu de 48) mais cela valait le coup. Nosferatu est sûrement un des plus beaux jeux de cette Ludum Dare, graphismes et couleurs y étant parfaitement maîtrisés, jusque dans la police d'écriture. Et si Nosferatu évoque implacablement L'Abbaye des Morts de Locomalito, j'oserais affirmer qu'il est au moins aussi beau.

 

Le Gameplay n'est pas en reste, avec un système de trial and error punitif de la vieille époque. Rien ne laisse en fait soupçonner que ce jeu ait été réalisé en 2012, quand sa fraîcheur et l'originalité de son gameplay nous défendent de le croire des années 80.

 

McMickey & Air Jordan Hyperspace Safari (Browser)
Hanski

 

 

Ces dernières années, on a vu une nouvelle forme de création se développer sur Youtube : le jeu. Pas de jeu de celui qui écrira le commentaire le plus crétin, ça on connaisait, mais plutôt des sortes de point & click vidéo où toute action correspond au saut d'une vidéo à l'autre.

Je n'ai jamais présenté le moindre de ces jeux sur l'Oujevipo car leur rigidité m'avait toujours rebuté, mais en voilà un qui est parvenu à m'accrocher.

MM&AJ n'est sûrement pas le plus beau, le plus riche ou le plus immersion, mais c'est certainement un des plus étranges, et peut-être, je dis bien peut-être, un des plus profonds.

 

Lire la suite...  


They came from Verminest (Windows mais pas que.)
Locomalito

 

Ceux qui passent souvent par ici le savent : je ne suis pas bien friand de shoot'em up. Quand ils sont rétro, c'est encore pire, il y a peu de choses qui m'ennuient autant qu'un Space Invader, un Galaga ou un Centipede. Pour réussir à me faire jouer à un shmup rétro, et qui plus est pour me faire écrire dessus, il faut vraiment avoir des arguments massue. L'originalité en est un, mais celle-ci allant à l'encontre même du concept shmup rétro, ce cas de figure est très improbable. L'autre solution, c'est l'enrobage, et c'est celle pour laquelle a opté They came from Verminest.

 

Pas de surprise : They came from Verminest m'a lui aussi ennuyé. Je ne m'amuse pas à shooter ces petites créatures de pixels en évitant les autres pixels qu'ils cherchent eux-même à m'envoyer. J'ai du passer deux minutes à tout casser sur le jeu (oui, parce qu'en plus je suis mauvais...ceci expliquant peut-être cela) mais j'ai du en prendre dix de plus à explorer les nombreux produits dérivés fournis par Locomalito. Ces dix minutes là méritent d'être partagées.

 

Lire la suite...  

The Fourth Wall (Windows)
Team Pig Trigger


Allez savoir ce que sont le premier, deuxième et troisième mur, une seule chose est sûre, c'est qu'en jeu vidéo, le quatrième mur est celui qui sépare le joueur de son avatar, l'écran, et franchir ce mur, pour un personnage, reviendrait à virer complètement méta.

Celui du jeu en question, The Fourth Wall, ne le franchit pas. Il n'en prend même pas la peine. Ce sorcier entre trois âges se contente de se glisser à l'intérieur, entre le jeu et le joueur, et qu'y trouve-t-il ? La caméra !
Touche souvent impersonnelle du game dev, la caméra est ce qui relie les deux acteurs, le réel et le virtuel. Contrairement au cinéma dans lequel elle joue un rôle primordial, cette caméra cherche généralement à se faire oublier dans le jeu vidéo 2D. Cadrée sur le niveau ou sur le personnage, elle n'en décrochera pas de la totalité du jeu. Ce n'est bien sûr pas le cas de celle de The Fourth Wall.

Lire la suite...  

Yeti (Windows)
Mare Sheppard

 

Adventure Game Studio.

Le nom de ce logiciel de création de jeu vidéo point & click est-il encore pertinent quand on voit la diversité des jeux qui en ressortent ? L'aventure a-t-elle encore quoi que ce soit à voir là dedans ?

Tout comme What Linus Bruckman Sees When his Eyes are Closed, Cart Life ou Prime Minister's Questions, Yeti rompt avec la logique habituelle du point & click et en détourne les codes du logiciel AGS pour créer...autre chose.

 

Lire la suite...  

Keyboard Drumset Fucking Werewolf (Windows, Mac)
Cactus (Jonatan Söderstrom), Fucking Werewolf ASSO et Benjamin Södeström pour la cover



La poule et l'œuf, c' est dépassé.

Une nouvelle question existentielle vient alors les remplacer : Qu'est-ce qui vient en premier, un morceau d'electro minimaliste doublée d'un post-punk sauvage où cris et batterie se battent pour étouffer l'autre, ou un jeu vidéo polymorphe et flashy à rendre une plante verte épileptique et qui consiste une grande partie du temps à défoncer les touches de son clavier ?

La réponse existe, mais je ne veux pas l'entendre tant la collaboration de Cactus et de Fucking Werewolf ASSO semble couler de source et tant son résultat brille d'homogénéité au milieu du chaos qu'elle génère.

 

Si une bonne BO est souvent recherchée dans la création d'un jeu vidéo, on n'a pas l'habitude d'y accorder une si grande place. Généralement, la musique doit accompagner le jeu en toute discrétion, les meilleures BO étant bien souvent celle qu'on ne remarque pas.

Ici, c'est différent : le morceau de Fucking Werewolf ASSO prend toute la place, impossible de le rater. Il nous violente les oreilles tandis que Cactus se charge de nos yeux (prochaine étape : le cerveau). Ajoutons à cela que les moments de gameplay du jeu sont chronométrés pour coïncider avec les moments musicaux et nous avons vraiment l'impression d'avoir sous nos yeux un clip vidéo-ludique.

Ce média bâtard est bien trop rare dans le jeu vidéo. Il dispose pourtant d'un potentiel ahurissant comme l'a démontré Inside a Dead Skyscrapper, comme le confirme maintenant Keyboard Drumset Fucking Werewolf. Cela dit, il peut sembler inconvenant de comparer la poésie d'Inside a Dead Skyscrapper à la folie furieuse de KDFW.

 

Lire la suite...  

Los Mosquito (Windows)
Doomlaser - Kevin Coulton

 

A l'occasion du Pirate Kart en direction de l'IGF (une compilation de mini-jeux indés bien décidés à faire valoir leur importance dans le plus grand festival de jeux indés) Doomlaser a ressorti une paire de jeux inédits de ses tiroirs et les propose désormais au téléchargement : Braindead et Los Mosquito. Pour le moment, je ne parlerai que de ce deuxième.

 

Doomlaser écrit que Los Mosquito est un jeu qui consiste à incarner un moustique et à s'approcher discrètement d'humains pour leur sucer le sang avant qu'il ne vous balayent de la main et sortent le DDT. Et c'est exactement ça, rien de plus, rien de moins : un joli petit jeu d'adresse et de timing au gameplay qui n'est ni particulièrement original, ni particulièrement fun, ni particulièrement addictif.

 

Pourtant, Los Mosquito a de bonnes leçons à donner au développement indé et au jeu vidéo en général. On dit parfois que pour écrire un bon roman, pour réaliser un bon film, il suffit d'un bon début, et d'une bonne fin. Et si cette sentence s'appliquait au jeu vidéo ? Et si un excellent écran d'intro et un tout aussi excellent écran de game over suffisait à rendre un jeu marquant ?

 

Lire la suite...  

No Place Like Home (Browser)
Sachka et The Mutant Sparrow

 

A chaque fois que je présente un escape room sur l’Oujevipo, j’ai une intro toute préparée, quelque chose comme : « Je ne présente pas souvent d’escape room sur l’oujevipo, et pour cause, ce sous-genre de jeu vidéo n’a pas tendance à beaucoup se renouveler. Mais celui-ci blah blah blah blah ».

Pour le coup, j’ai réussi à me retenir à la dernière minute, parce qu’il serait faux de dire que No Place Like Home renouvelle le genre. Il s’obstine bien au contraire à en perpétuer les codes formels.

La force de ce jeu, c’est plutôt le fond, qu’il injecte dans un genre qui en est traditionnellement exempt.

 

On connait pourtant les obstacles à la narration que pose un escape room :

-L’amnésie du personnage principal, qui interdit tout background de celui-ci.

-L’unité de lieu, de temps et de personnage, qui contraint à une pièce en un acte, une scène.

-L’action du joueur, consistant généralement à des séries de clics effrénés et n’apportant pas par conséquent une grande immersion.

-Et enfin, le dénouement connu d’avance : la sortie.

Voyons comment Sachka s’est jouée de ces contraintes une à une. Attention, ça va spoiler.

 

Lire la suite...  

Action Time : Escape from the dangerous explosive complex (Windows)
TurboDindon

 

Décrire Action Time en quelques mots est très simple : c'est Braid, mais version action. Évidemment, rien n'empêche de développer un peu plus.

 

Dans Action Time, vous incarnez un super soldat à la Rambo chargé de traverser une montagne en flinguant tout ce qui bouge. Ça pétarade, ça saute, ça gicle de partout, mais tout ça, c'est du cinéma.

En effet, Roberto TNT, le héros, n'est rien d'autre qu'un acteur (très doué pour les cascades au demeurant), la montagne est un décor et les ennemis des figurants.

Le Gameplay consiste à sauter de plate-formes en plate-formes grâce aux flèches directionnelles et à canarder les ennemis à la souris. Classique. Mais il y a un twist : si le héros meurt, il est possible de remonter dans le temps à l'aide du clic droit. Coupez! On la refait. Le joueur incarne donc à la fois l'acteur principal et le réalisateur.

 

Lire la suite...  
<< Début < Précédent 1 2 Suivant > Fin >>
Powered by Tags for Joomla