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Commentaires
- Northpath
Bon, au pire j'ai une seconde version sans temps ...
24.05.13 19:14 - Northpath
Ca ne charge pas non plus chez moi (après avoir cl...
24.05.13 16:55 - Lim
Bien le concept de garder les bugs. Faudrait explo...
24.05.13 15:08 - Lim
C'est bien un bug, mais apparemment le développeur...
24.05.13 11:24 - Arco
Pardon
24.05.13 09:13
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| Dys4ia |
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| 10 minutes |
| Écrit par Pierrec |
| Dimanche, 11 Mars 2012 09:25 |
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Et si la véritable tendance du jeu vidéo indé était à l'autobiographie ? Après tout, la BD elle aussi a du passer par là. Peut-être s'agit-il d'une sorte de rite initiatique dans l'histoire d'un médium, d'un bizutage : « Tu ne seras pas un vrai médium tant que tu n'auras pas su raconter la vie des gens sans aucune pudeur ». Ce qui me fait penser à ça, c'est Come Home, de Quick Fingers, sorti il y a quelques semaines, et Dys4ia d'Auntie Pixelante, sorti hier.
Il y avait déjà eu des essais de jeux autobiographiques avant ces deux titres, mais ceux là, comme Aubergine Sky et Lackadaisium, tenaient plus de la métaphore. Il semble désormais qu'un nouveau tournant ait été pris.
Pourtant, malgré ce profond ancrage dans la réalité, Dys4ia n'est pas un jeu « réaliste », loin de là, il s'appuie au contraire sur l'iconique, le symbolique, allant parfois jusqu'à frôler l'abstraction.
En littérature, le récit, autobiographique ou non, est découpé en phrases, en paragraphes. En bande dessinée, il est découpé en cases. Comment alors pourrait-il être découpé en jeu vidéo ? En niveaux ? Non, il s'agirait davantage de chapitres. La réponse était pourtant simple : il faut le découper en gameplays, ceux là étant l'essence du jeu vidéo comme les cases sont l'essence de la bande dessinée. C'est ce qu'avait esquissé Come Home, c'est ce que met au point Dys4ia.
A l'opposé des mémoires, qui tiennent plus du témoignage historique, l'enjeu de l'autobiographie est finalement de partager des émotions vécues. Honte, colère, anxiété, ennui, dépression, épuisement, douleur, doute, appétit, complicité, amour, réconfort, soulagement, confiance en soi...il y a tout ça dans Dys4ia, à dose homéopathique de quelques secondes et par l'intermédiaire du seul gameplay, nécessitant l'utilisation des seules flèches directionnelles.
Dys4ia est donc une grande première dans le genre de l'autobiographie, mais aussi dans la narration vidéo-ludique en général. Il ne fait pourtant que prouver l'évidence même : à émotions multiples et complexe, gameplay riche et varié. |
| Mise à jour le Dimanche, 11 Mars 2012 09:32 |
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