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Commentaires
- Gods will be watching
On peut finir avec tous les personnages. J'ai voul...
21.05.13 19:53 - Two sisterS
Et dire que j'ai pas eu le courage de finir...je n...
21.05.13 18:50 - Floating Point
Apparement, l'auteur est un poil fétichiste du kiw...
21.05.13 18:49 - Two sisterS
*spoiler* NOOOON !! Qu'ai-je fait !? La fin est ho...
21.05.13 15:39 - Floating Point
"Run the kiwi is evil" Ôo ? Okay i guess
21.05.13 09:37
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L'Oujevipo de Pierre Corbinais est mis a disposition selon les termes de la licence Creative Commons
Paternite - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage a l'Identique 3.0 non transcrit.
Contact : pcorbinais[@]gmail.com
| Evidence |
|
| 30 minutes et + |
| Écrit par Pierrec |
| Mardi, 06 Décembre 2011 18:13 |
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Evidence (Windows)
Maîtrise. Voilà le mot qui semble le mieux qualifier Evidence, si, en toute évidence, on excepte son titre. Maîtrise contre toute attente pourrait-on ajouter, car en effet, Evidence oscille en funambule entre amateurisme négligeant et sérieuse détermination. A tout moment, on s'attend au faux pas, mais celui-ci n'arrivera pas, Evidence maîtrise.
Maîtrise des graphismes : grande fresque maladroite qui semble crayonnée sur les murs d'une cour d'école. Si ceux-là nous laissent d'abord croire à des dessins d'enfants, la régularité du coup de crayon nous détrompe vite : il s'agit bien d'un style parfaitement mesuré, celui d'un adulte qui disposerait peut-être de lacunes graphiques, mais qui a su forger sa patte. Cette régularité est d'autant plus impressionnante quand on sait que le jeu a été réalisé sur une durée de deux ans. Largement le temps de s'améliorer, largement le temps d'être déçu, largement le temps de froisser ses cahiers de de tout recommencer. J'avais lu un jour un conseil de game developer : Ne reprends jamais ton jeu, son script ou ses graphismes sous prétexte que tu t'es amélioré. Tu t'amélioreras toujours, et ce faisant, tu ne finiras jamais. C'est un conseil que Wuthrer a retenu.
Maîtrise dans son histoire : Qu'est-ce que c'est que petite morve sombre qui joue le rôle de personnage principal ? Pourquoi a-t-elle été éjectée lors d'une soirée arrosée ? Pourquoi se retrouve-t-elle a ramper dans des décors absurdes dignes d'un James Pond 2, attaquée par des mains crochues, des globes oculaires et des appareils polaroids ? Quel est le sens de tout cela ? On le cherche le sens, on élabore des hypothèses, constamment réfutées par ce qui vient par la suite. On en vient sérieusement à penser qu'on se moque de nous, que l'auteur avait simplement envie de dessinér une petite morve sombre dans des décors absurdes dignes d'un James Pond 2 attaquée par des mains crochues, des globes oculaires et des appareils polaroids. Et puis on finit le jeu, toujours dans l'expectative, jusqu'à ce qu'à la dernière seconde tout s'éclaire. L'évidence même.
Maîtrise de son gameplay : longuet et poussif au point où il pourra faire abandonner bon nombre de joueurs. Après une cinématique d'introduction, intrigante, mais désespérément longue, on se retrouve alors aux commandes de ce blob à l'évidente hypotension, qui se déplace moitié moins vite que la plupart de ses ennemis et dont les sauts semblent soumis à la gravité de la lune. D'abord on s'énerve, et puis, si le cap de ragequit a été dépassé, on se calme, et on adopte ce rythme lent et mine de rien, assez reposant. A l'époque où les platformers à succès se concentre sur la vitesse et la réactivité, celui-ci préfère les sauts mûrement réfléchis et les esquives anticipées...et mine de rien, ça fait du bien. Evidence nécessite ainsi que l'on s'y plonge entièrement, ce qui fait de lui un jeu plus exigeant mais aussi plus gratifiant.
Maîtrise de son humour enfin. Evidence n'a pas pour vocation de faire rire, et c'est pour cette raison qu'il parvient à prendre par surprise. Il suffira alors de voir son héros disparaître au fond d'une tasse ou de lire les post-its laissés par cette entité supérieure très gladosienne pour se surprendre à sourire bêtement devant son écran. Un sourire entre le aaaaaw de l'adolescente précocement gâteuse et le hin hin du cynique.
Évidemment, tout cela n'empêche pas Evidence d'être bourré de petits défauts, des bugs notamment qui nous forceront à presser S comme Suicide pour se sortir de ce mauvais pas, mais ce sont, comme d'habitude quand il s'agit d'un premier jeu, ces petits défauts qui font tout son charme et sa singularité, car ces défauts, ce sont les siens, et ceux de nul autre.
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| Mise à jour le Mardi, 06 Décembre 2011 18:16 |
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