Night Walk (Windows, Mac)
Clément Duquesne et Marine Desmolin

 

« Avez-vous déjà pleuré devant un jeu vidéo ? »

La question est souvent posée, comme si arracher des larmes était le summum de la création artistique, comme si c’était la condition nécessaire pour accéder au rang de chef-d’œuvre. Mais c’est pourtant si facile de faire pleurer ! Une histoire triste, quelques violons, un voice-acting de qualité…ajoutez un peu de fatigue et même les yeux les plus arides se mouillent.

Non, moi j’ai une autre question, plus précise : Avez-vous déjà pleuré devant la seule beauté d’un jeu vidéo ? Moi oui, là, pour la première fois.

 

Night Walk est sorti il y a presque un an, dans, semble-t-il, une indifférence assez générale, la mienne y compris. Pourtant, n’ayons pas peur des superlatifs, il s’agit certainement d’une des plus belles choses auxquelles j’ai eu l’occasion de jouer dans ma vie, et je me demande comment j’ai pu passer à côté jusqu’à maintenant. Il ne lui a pas fallu plus de quelques secondes pour que mes yeux s’écarquillent, que mes poils se hérissent et qu’un immense sourire vienne me barrer le visage. Les larmes sont venus après, quand j’ai réalisé que non, je ne rêvais pas, et que Night Walk existait vraiment.

 

Peut-être que j’en fais trop. Peut-être que je devrais pas ainsi vous vanter les mérites de Night Walk, au risque de vous décevoir. Mais comment sinon m’assurer que vous y jouerez ? Je ne peux décemment pas vous le raconter, vous l’expliquer, ce serait l’abîmer. Je ne peux que vous aider à y jouer dans les meilleures conditions : Attendez d’avoir une trentaine de minutes devant vous, téléchargez-le pour y jouer en plein écran, montez le son, invitez, si vous le souhaitez, quelqu’un pour vous accompagner, car Night Walk s’apprécie tout aussi bien (sinon mieux?) à deux joueurs, et enfin, essayez d’oublier tout ce que je vous ai dit plus tôt.