Packing Up the Rest of Your Stuff on the Last Day at Your Old Apartment

Packing Up the Rest of Your Stuff on the Last Day at Your Old Apartment (Windows, Mac, Linux)
Carter Lodwick et Ian Endsley

 

Le déménagement est terminé. Les amis sont déjà repartis. C’était rapide. Faut dire que l’appartement n’est pas grand. Bien sûr, il reste quelques babioles, ce qu’on a oublié d’emballer, ce qu’on ne savait pas où mettre, ce qui ne rentrait nulle pas. Ce n’est pas grand-chose, juste de quoi remplir deux ou trois cartons, et seul, dans cet appartement qu’on voit pour la dernière fois, il va falloir nous y coller.

 

Le poster roulé peut se glisser par là. Le casque de vélo ira par ici, à côté de la guirlande d’Halloween. Dommage que ces deux mugs ne s’emboîtent pas. Tant pis : on va les caler avec des livres. La tour à Cds rentre de justesse… Ha, encore un mug…Et merde ! Il n’y a plus de place pour la marmite ! On va quand même pas abandonner la marmite ! Bon, c’est pas grave, on recommence, en s’appliquant cette fois, et on parvient à tout encartonner.

Scotcheuse en main, nous refermons le dernier carton. Mais tiens, pourquoi cette larme ? Nous sommes pourtant bien contents de quitter cet appartement, l’autre est plus grand, moins cher…

 

Peut-être est-ce parce qu’au fond, nous savons que nous ne disons pas seulement au revoir à l’appartement, mais à toutes ces choses qu’on a passé la dernière heure à emballer. Rien d’indispensable, rien même de vraiment utile dans ces laissées-pour-compte du déménagement. Si c’était le cas, ils seraient partis dans les premiers cartons.

Nous ne raccrocherons pas ce poster. Nous ne réinstallerons pas cette guirlande. Nous ne relirons pas ces livres. Nous avons vendu notre vélo. Il y a bien longtemps que nous n’avons plus de lecteur CD. Nous n’avons jamais eu besoin d’une marmite, et nous avons déjà bien assez de vaisselle.

 

Ce carton, nous le laisserons dans un coin du nouvel appartement en nous disant qu’on le déballera plus tard…et on le retrouvera au prochain déménagement. Un pincement au cœur, nous débouchons le marqueur noir et écrivons sur le carton son épitaphe :

VRAC

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