One Night Stand

one night standOne Night Stand (Windows, Mac, Linux)
Lucy Blundell et Dan Clements

 

La Visual Novel se prête particulièrement bien à l’exploration des relations sentimentales et sexuelles. Par l’intermédiaire des Datings Sims, elle nous fait vivre l’avant. Par celui de jeux plus adultes, elle nous donne à voir le pendant. Mais il a fallu attendre One Night Stand pour avoir un aperçu de l’après, du juste après.

 

One Night Stand est une simulation de lendemain, celle d’un coup d’un soir qui se change en gêne du matin. Se réveiller dans un autre lit que le nôtre a toujours quelque chose de déstabilisant, mais ne plus se souvenir ni de la veille, ni de la nuit, ni de la personne endormie à nos côtés peut vite faire basculer dans le malaise.

 

Outre son approche originale, One Night Stand se démarque par sa réalisation exemplaire. Il y a d’abord son gameplay, alternant entre phases de dialogues « classiques » et d’observation de la chambre, quand nous tentons de remonter le fil de la soirée. Il y a ses dialogues aux petits oignons, dont la justesse ne manquera pas de nous mettre quelques claques. Enfin, il y a ses graphismes en rotoscopie (tracé image par image du contour d’un sujet filmé) qui confère à notre interlocutrice une présence comme je n’en ai jamais vu dans une Visual Novel : on a trop rarement l’occasion de voir un personnage de jeu vidéo parler avec les mains.

 

Troublant par la qualité de son ensemble, One Night Stand pourra, selon la fin obtenue, nous faire sourire, nous attrister comme nous dégoûter de nous-mêmes. C’est, je crois, la meilleure Visual Novel à laquelle j’ai joué et je vais avoir besoin d’un moment pour m’en remettre.

 

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