Infinite Monkey Autocorrect

infinite monkey autocorrectInfinite Monkey Autocorrect (Windows, Mac)
Andrew Wang

 
Il est dit qu’un singe tapant indéfiniment sur une machine à écrire finirait très certainement par reproduire les œuvres complètes de Shakespeare. Infinite Monkey Autocorrect nous propose de vérifier ce théorème, mais, comme nous ne disposons pas d’un temps infini devant nous, lui ajoute deux variantes :
-L’expérience ne concerne plus un mais plusieurs singes (histoire de multiplier les chances)
-Lex machines à écrire sont pourvues d’un logiciel d’autocorrection.


Si le monde institutionnel se souciait un tant soit peu des paradoxes mathématiques et de la science en général, Andrew Wang aurait touché de nombreuses subventions pour son projet et aurait pu se payer un logiciel d’autocorrection de compète. Mais faute de moyen, il a dû se rabattre sur l’algorithme de suggestion des recherches Google. Cet algorithme comporte certes quelques biais, commerciaux notamment, mais cela n’a jusqu’à présent pas empêché les singes de se livrer à quelques exercices poétiques :

Verizon, since vin diesel viewed, flooded.
Because vine facilitated, vine financed.
Virgin mobile functioned.
Vimeo faded.

Time warner cable delayed by twitter.
Ticketmaster defeated over yankee candle.
Yahoo sports suspected without youtubeonfire.
Yahoo mail attacked.. Our pizza came.

Ewww pictures grasped. Three western union costed.
the county climbed quickbooks.
Your quiznos came quizlet.
The qdoba coped. Quiz comprised…A guitar protested.
Weather underground guided inside a growth.
Worldstarhiphop existed.

 

On est encore loin de

To die: to sleep;
No more; and by a sleep to say we end
The heart-ache and the thousand natural shocks
That flesh is heir to, ’tis a consummation
Devoutly to be wish’d. To die, to sleep;
To sleep: perchance to dream: ay, there’s the rub;
For in that sleep of death what dreams may come
When we have shuffled off this mortal coil,
Must give us pause.

Mais en nous y mettant tous, peut-être finirons-nous par y parvenir. Au nom de la science, je vous invite donc à vous faire singe, ou à rechercher sur Google les vers de Shakespeare un par un.

 

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