Floppy Frog

floppy frogFloppy Frog (Browser [Unity])
Walaber

 

QWOP aurait-il été aussi amusant si au lieu de quatre, il ne comportait que deux boutons (WO ? QP?), et si son coureur ne finissait pas immanquablement par chuter dans les positions les plus absurdes ? On aurait envie de répondre que non, mais Floppy Frog démontre le contraire, l’astuce étant de remplacer les quatre muscles du sprinter par deux autres encore plus complexes d’utilisation.

 

Quelle est donc cette créature à l’écran ? Le titre évoque une « grenouille molle/flexible », mais sa forme laisse plutôt penser à un serpent quand l’aspect de sa gueule et de sa queue est clairement celui du crocodile. Quoi qu’il en soit, ce reptile est sacrément musclé (peut-être pour compenser le faible nombre des dits muscles), assez pour se propulser dans les airs et effectuer des triples saltos. Dommage qu’il n’a toujours pas trouvé de moyen efficace pour se rendre d’un point A à un point B.

 

Bien moins frustrant que QWOP puisqu’il est possible d’y gesticuler pendant plus de 30 secondes, Floppy Frog est aussi plus gratifiant, car il est tout à fait possible avec un peu d’entraînement de traverser ses 5 premiers niveaux (je reste sceptique sur le dernier). L’humour ne viendra pas ici des chutes à répétition, mais des pirouettes magistrales qu’il nous arrive parfois d’effectuer par hasard, et de l’inutilité de celles-ci pour atteindre notre objectif (« Ok croco, il était parfait ce saut, mais tu veux pas nous le refaire DEVANT la plate-forme? »). Le flexible reptile nous fait alors l’impression d’être un laissé pour compte de l’évolution, coincé dans un environnement auquel il n’a jamais su s’adapter. Exilé sur le sol au milieu des huées, ses muscles de géant l’empêchent de marcher.

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