NeuroDriver

neurodriverNeurodriver (Browser)
sem23

 

Le terme « idle » (qu’on pourrait traduire par « sans joueur ») vient souvent avec le terme RPG. Il faut dire que le jeu de rôle tel qu’il a été adapté en jeu vidéo se prête particulièrement bien à ces expériences contemplatives : combattre des monstres, gagner des niveaux, combattre de plus gros monstres, gagner des niveaux, combattre des monstres plus gros encore…il n’y a là rien qu’une intelligence artificielle même sommaire ne puisse faire à notre place, et le plaisir pour le joueur de voir son personnage évoluer reste (quasi) le même. Il ne semble pas compliqué en théorie d’adapter le principe « idle » à n’importe quel autre genre de jeu vidéo (il suffit de faire jouer des IA) mais comment le rendre intéressant pour le joueur ? Salty’s Dream Cast Casino est parvenu à le faire pour le jeu de baston en proposant aux joueurs de parier sur les combattants, Neurodriver s’y essaye pour le jeu de course en y intégrant le concept d’algorithmes évolutionnaires.

 

Les algorithmes évolutionnaires, c’est grosso modo la théorie de l’évolution adaptée aux intelligences artificielles. On lâche une population d’IA dans un environnement donné avec un objectif donné, on sélectionne les meilleurs, on les reproduit pour former une nouvelle population, on recommence jusqu’à ce que l’objectif soit atteint de la manière la plus efficace possible. C’est ce que nous allons faire dans NeuroDriver, ou plutôt, c’est ce que nous allons regarder se faire.

 

Nous disposons d’une écurie de voitures de course et notre objectif est de leur faire passer la ligne d’arrivée le plus rapidement possible. Autant vous dire que c’est pas gagné, car on part de très très très bas : les voitures de première génération ne sont même pas capable de partir dans le bon sens sur le circuit, et il faudra bien attendre la 50èmegénération pour qu’elles apprennent enfin à tourner. Mais quel bonheur, quelle émotion quand l’une d’entre elles, enfin, franchira la ligne d’arrivée.

 

Comme expliqué plus haut, il n’y a rien à faire dans NeuroDriver si ce n’est lancer le mode entraînement et regarder ce qui se passe. Quand on sentira nos voitures prêtes à faire le grand saut, on pourra les lancer sur le mode Course et tenter de débloquer de nouveaux circuits. Il est également possible d’améliorer leurs performances en améliorant leur moteur, leurs freins, leur direction (ce sera même nécessaire) et on sera parfois surpris de voir comment nos pilotes qu’on croyait prêts pour la compétition se vautrent tous au premier virage une fois leur moteur amélioré.

 

Neurodriver réussit en somme à nous amuser et nous faire vivre des émotions tout en minimisant notre interaction au maximum, dommage qu’il rate en revanche sur tant de points : interface infecte (impossible d’afficher le circuit en entier sur l’écran, ce qui est quand même un comble), difficulté mal dosée (une fois le deuxième circuit débloqué, les autres passeront crème) et éditeur de circuit buggé. Croisons donc les doigts pour que son auteur poursuive son développement et créé un jeu à la hauteur des excellentes idées qui l’habitent.

 

Via Hugues Pedreno

4 commentaires sur “NeuroDriver

  1. Yhoyhoj dit :

    Belle trouvaille !
    Le jeu montre bien le principe de l’apprentissage des IA. Il aurait pu être sympa de faire du jeu un outil pour vraiment comprendre le fonctionnement des circuits neuronaux avec la possibilité de voir ce qu’il se passe sous le « capot » des voitures, pour pouvoir voire l’évolution progressive. J’avais trouvé basé sur le même principe d’apprentissage qui était accompagné d’un article qui expliquait comment cela fonctionnait (ce n’était pas non plus intégrer au jeu). C’était plutôt intéressant et plutôt accessible, sans être un spécialiste.
    C’est pas transcendant à voir non plus mais ça aurait vraiment pu permettre d’expliquer concrètement comment ça fonctionne.

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