Cobra Club

Cobra clubCobra Club (Windows, Mac, Linux)
Robert Yang

 

Il existe quantité de raisons pour ne PAS envoyer de photos de sa bite à des inconnus, mais si vous vous trouvez dans un réseau social d’échange de « dick pics », si des inconnus vous en demandent expressément, et s’ils vous ont déjà envoyé des photos de leur pénis, alors peut-être, si le cœur vous en dit, à vos risques et périls, pouvez-vous leur envoyer des photos du vôtre.

 

À tous ceux qui aiment prendre leur membre en photo, à tous ceux qui n’ont jamais osé/pensé à le faire, et à toutes celles qui n’en ont pas l’occasion, Robert Yang offre ce simulateur de selfies de la bite. Dans la peau (de la couleur de notre choix) d’un jeune homme bedonnant juste ce qu’il faut, nous serons ainsi amenés à présenter notre pénis sous son meilleur jour et à l’envoyer à des inconnus du monde entier via l’application Cobra Club.

 

Cette application regorge de fonctionnalités cachées que ses membres (avec mauvais jeu de mots) ne manqueront pas de nous faire découvrir. Vous trouviez l’outil de création de personnages des Sims 4 poussé ? Attendez de voir celui, certes plus ciblé, de Cobra Club : couleur, longueur, largeur, niveau d’érection, volume et asymétrie des testicules…tous les outils sont là pour reproduire fidèlement votre masculine entrejambe, celle de votre mec, celle de vos rêves ou encore les verges les plus improbables et monstrueuses. On aurait bien apprécié quelques critères de plus, pilosité, angle, circoncision ou non, grains de beauté…mais pour ce qui est probablement le premier outil de création de nouilles, on peut dire qu’on est déjà gâtés.

 

Rappelons tout de même qu’un beau sexe n’est rien sans une belle photo pour le mettre en valeur (lien NSFW), il faudra donc aussi jouer avec l’éclairage de la salle de bain, l’angle et le zoom de l’appli photo, ajouter de beaux filtres façon Instagram et, pourquoi pas, saupoudrer le tout de glitter.

 

Mais pourquoi se donner tant de mal au juste ? Parce que c’est drôle ? Parce qu’il y a quelque chose de grisant à se faire complimenter le membre par les destinataires de nos photos ? Parce qu’on voit si rarement de phallus dans le jeu vidéo qu’on veut en profiter au maximum ? Parce qu’on n’a pas l’occasion de se prêter à ce jeu dans la vraie vie ? Parce nous nous confortons dans ce doux malaise créé par le jeu ? À moins que ce soit simplement parce que Robert Yang a quelque chose à nous dire, et qu’il faut jouer jusqu’au bout pour le saisir.

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