Grab Them By The Eyes

grab them by the eyesGrab Them By The Eyes (Browser)
Terry Cavanagh

 

De nos jours, on ne fait rien sans com’. Un bon produit ne suffit: il faut du strass, des paillettes, ou, dans le cas de vendeurs de rue : des enseignes lumineuses bardées de néons et de flashs colorés à vous déclencher des crises d’épilepsie. Et après VVVVVV et Super Hexagon, on peut dire que Terry Cavanagh s’y connaît dans le domaine.

 

Aux cuisines d’un camion a burgers/kebabs/bagels dans un décor de pixels noirs et blancs évoquant non sans raison Cart Life, Jay est un vendeur heureux. Son quotidien tranquille va malheureusement être bouleversé par deux stéréotypes de hipsters qui vont installer leur camion dans la même rue et lui voler ses clients à grand renfort d’enseignes. Pour garder son coin de rue et sa clientèle, Jay n’aura alors pas d’autre choix que d’entrer dans leur jeu.

 

S’il met en scène des camions de fast-food, Grab Them By the Eyes n’a strictement rien d’une simulation de restaurant. Qu’importe si les steaks sont crâmés, les pizzas froides ou les bagels en miette : tout ce qui compte, c’est les enseignes, et c’est sur celles-ci que le gameplay va se concentrer. Il faudra d’abord acheter leurs composantes au magasin (messages, couleurs, bordures, effets), les assembler, puis constater leur impact sur la clientèle une fois celles-ci déployées. Mais c’est bien connu: les clients veulent toujours de la nouveauté et c’est donc chaque jour qu’il faudra tout recommencer.

 

Remarquablement équilibré, Grab Them By The Eyes ne permettra des victoires qu’à l’arraché, mais son outil de création d’enseignes est si amusant à manipuler que même les défaites ne sembleront pas si amères. Terry Cavanagh propose même de s’affranchir des règles du jeu pour créer ses propres enseignes personnalisées. Je songe d’ailleurs grâce à lui remplacer l’actuelle bannière de l’Oujevipo par quelque chose de plus agréable à l’œil.

2 commentaires sur “Grab Them By The Eyes

  1. Flap dit :

    Merci pour cette trouvaille (et merci à Terry Cavanagh pour cette expérience). J’adore quand un jeu mélange pure création (on peut écrire son slogan, et choisir les couleurs) et un système qui permet d’y attribuer une valeur. Certe, notre contribution écrite n’apporte rien en terme de score, mais le comptage des points en fait un terrible support poétique

    Ce n’est sans me rappeler la mention « We need a slogan » de Liberal Crime Squad (de bay12games, puis repris par quelques fan : )

  2. dit :

    Je crois que l’IA cheat haha C’était plutôt sympa comme expérience et la mise en situation est simple mais bien trouvé. Si on m’avais dit que je prendrais plaisir à jouer à un jeu de carte du style si facilement j’aurais eu du mal à y croire, comme quoi … 🙂

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