6 Degrees of Sabotage

6 Degrees of Sabotage (Browser)
Lucas Pope

 

Il est loin le temps où les crimes étaient propres et simples, éxécutés d’une main de maître par le Colonel Moutarde avec le chandelier dans la salle à manger. Désormais, les criminels s’y prennent à cinq pour commettre leurs terribles forfaits, quant aux chandeliers, ils sont remplacés par des bombes, multipliant ainsi le nombre de victimes.

Les armes des enquêteurs, elles, n’ont pas changé. L’observation et la logique resteront ainsi leurs meilleures alliées, même si un petit six-coup peut toujours aider.

 

6 Degrees of Sabotage a été réalisé en moins de 48h et a décroché la 13ème place lors de la Ludum Dare 23. Surprenant pour un jeu ce genre, mais pas étonnant au vu de sa qualité.

 

 

En tant que jeu de logique inspiré des bons vieux romans policiers anglais, 6 Degrees of Sabotage pourra évoquer Cluesweeper ou Where’s an egg, mais aussi et plus encore ces énigmes que l’on trouve parfois à la fin de certains magazines, de Mickey Mystère au Tigre. 6 Degrees of Sabotage pourrait d’ailleurs tout à fait être imprimé au format papier, puisque c’est finalement une succession de cinq images (aussi mouvantes soient-elles) qui permettra de résoudre le mystère.

 

6 Degrees of Sabotage repose sur la théorie des six degrés de séparation de Frigyes Karinthy qui affirme (non sans réserves) que tout individu peut être relié à n’importe quel autre au travers de cinq relations individuelles seulement. Les plus observateurs feront sans doute remarquer que le jeu en question n’implique que quatre degré de séparation, mais avec Facebook, Twitter et compagnie, il y a fort à croire qu’il se rapproche ainsi de la réalité.

 

L’enquêteur, que nous incarnons, a donc à sa disposition le premier et le dernier maillon de la chaîne des saboteurs. Ces deux là ne se connaissent pas, par sécurité sans doute, mais parviennent à se faire passer des instructions via une série de relations. Notre rôle sera donc d’observer les cercles que chacun des suspects fréquente et d’en tirer d’habiles conclusions. Le jeu n’a rien de difficile pourvu que l’on ait un peu de mémoire, mais à la quatrième ou cinquième partie, les personnages commencent à se mélanger dans notre tête et tout se complique…Attends…le deuxième maillon, c’était le boucher ou le pâtissier déjà ? Mince ! C’était qui le dernier au fait ? Bon, tant pis, je vais shooter l’horloger, il a une sale tête !

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1 Comment

  1. Première partie : trouvé les coupables, mais pas moyen de me rappeler leur allure, du coup j’ai tiré sur les mauvais. Frustration 😆

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