Fail Deadly

Fail Deadly (Windows, Mac, Browser) [Edit : Nouvelle version]
Josh Sutphin

 

Nouveau coup de projecteur sur la Ludum Dare 18 puisque les gagnants de la compétition ont été annoncés. Comme d’habitude, c’est l’occasion de découvrir des jeux qui m’étaient passés sous le nez, à commencer par le premier prix : Fail deadly.

 

Allez, ne laissons pas durer le suspense et posons-là maintenant cette question : Mérite-t-il sa première place ?

Oui. Mais pas de jaloux : le système ingénieux de classement de la Ludum Dare permet de récompenser tous les méritants, ainsi Lair of Fungal Wonder obtient la médaille d’or des graphismes, et Fib celle d’argent ex-aequo avec Fail Deadly justement.

 

 

Que peut donc bien proposer Fail Deadly de si innovant pour rivaliser avec l’alléchant gameplay de Sophie Houlden ?

Eh bien à première vue pas grand-chose : Fail Deadly est un RTS (jeu de stratégie temps réel). Le joueur y place des bâtiments, qui accoucheront de soldats et qui iront combattre contre le camp adverse.

Le twist, c’est que le camp adverse…c’est aussi le joueur, et que la victoire de l’un ou l’autre des partis conduisent à un fatal game over. En effet : le joueur incarne en réalité une troisième puissance qui pour des raisons obscures (mais en béton, j’en suis sûr) a tout intérêt à voir les deux camps s’autodétruire. Pour cela il doit donc faire durer la guerre jusqu’à l’avènement de l’arme atomique qui réduira tout en cendres (soit 3 minutes).

 

Fail Deadly est une balance à deux plateaux qu’il faut équilibrer. L’ennui, c’est que le joueur n’a pas le choix des bâtiments à placer, un bâtiment au hasard lui est proposé toutes les 5 secondes (caserne, usine, tourelle ou mine), à lui de l’attribuer au camp le plus faiblards (sachant que dès le début du jeu, les forces en puissances ne sont pas équilibrées).

 

En soi, le jeu n’est pas très difficile, une fois un équilibre trouvé, il suffit de ne plus ajouter de bâtiments d’un côté ou de l’autre. Mais saurez-vous résister ? Allez vous rester les bras croisés à regarder les soldats combattre sans rajouter un peu de piment. Je m’avance peut-être, mais je parie que non. Fail deadly vous incite en permanence à jouer pour votre propre perte.

 

On peut donc trouver une double interprétation de la contrainte « Enemies as weapon » : d’une part, ces camps ennemis qui son votre arme pour vos projets fourbes et secrets, d’autre part, ces bâtiments militaires dont vous disposez qui sont vos propres ennemis.

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