Maverick Bird

Maverick Bird (Browser)
Terry Cavanagh

 

 

Si vous avez eu accès à Internet cette dernière semaine, vous avez sans doute entendu parler de Flappy Bird, ce petit jeu Ios/Android illustre pour son apparente médiocrité. Maverick Bird, c’est la même chose, en mieux, ou pas, je ne sais pas.

 

 

Pour rappel, sorti en Juin 2013, Flappy Bird a connu un pic de « ranking » inexpliqué en novembre (zéro com, zéro couverture médiatique, zéro mention sur le web sinon au milieu d’une longue liste de jeux hardcore alors peu consultée sur Reddit), et s’est de fait retrouvé dans le top des applis gratuites d’iOs, garantie de son succès. Pour couronner le tout, il par la suite bénéficié d’un énorme battage médiatique, étant stupidement accusé de plagiat, et son créateur, ne supportant plus la pression, a finalement retiré le jeu des stores.

 

Je ne sais pour ma part pas trop quoi penser de cette histoire. Tout ce que je peux affirmer c’est que :

– Le jeu plaît (quand bien même je le trouve pour ma part particulièrement mauvais)

– Les accusations de plagiat sont ridicules (Oui, dong Nguyen a pioché les éléments de son jeu à droite à gauche, et alors ?)

– Je ne crois pas une seule seconde que le gain de popularité soudain de Flappy Bird en novembre soit naturel. Des milliers de personnes ne sont pas tombés sur Flappy Bird par hasard dans la même semaine, le propulsant à la 500e place du classement des applications « familiales » de l’AppStore. Et c’est triste.

 

Il n’empêche que toutes les discussions autour de FlappyBird ont tourné autour des accusations de plagiat et pas du phénomène expliquant son succès, et qu’une game jam a finalement été organisée en soutien à Dong Nguyen, la Flappy Jam. Maverick Bird a été créé à cette occasion.

 

Terry Cavanagh étant, rappelons-le, l’auteur de Super Hexagon (Yay !) auquel Flappy Bird (meh…) a souvent été comparé, j’étais extrêmement impatient de l’essayer.

Et finalement…je ne sais pas trop quoi en penser non plus.

 

Maverick Bird est incontestablement meilleur que celui auquel il rend hommage : esthétique plus originale, musique plus pêchue, gameplay plus riche, hitbox mieux gérée, replay plus rapide…et pourtant, il m’ennuie tout autant. Si le mécanisme bien huilé de Super Hexagon parvenait à me frustrer et me faire recommencer, il n’en va pas de même de celui de Maverick Bird.

 

Peut-être est-ce parce que celui-ci est délibérément maladroit, et que le contrôle de l’avatar étant cette fois indirect, l’identification ne se fait pas. En effet, dans Maverick Bird/Flappy Bird, je ne contrôle pas directement l’oiseau, je lui ordonne de sauter, et celui-ci le fait à son rythme. Après un échec, je n’aurais donc pas tendance à reporter la faute sur mon manque d’adresse (comme dans un Super Hexagon), mais sur cet oiseau débile pas capable de voler droit. Ce n’est pas ma faute, ma fierté n’est pas touchée, je n’éprouve aucun désir de revanche sur le jeu.

 

Il m’a fallu passer un coup de téléphone, et jouer distraitement en parlant pour commencer à prendre du plaisir à jouer (et pulvériser l’air de rien mon record personnel). Ce n’est qu’à ce moment que Maverick Bird a révélé son écrasante supériorité vis-à-vis de Flappy Bird : quand je joue à Flappy Bird sur mon smartphone, je ne peux pas téléphoner.

7 commentaires sur “Maverick Bird

  1. Itooh dit :

    Je me suis surpris à l’apprécier. Déjà par rapport à Flappy Bird, il est plus agréable à prendre en main : plus nerveux, moins statique (dans Flappy Bird, il y a plus de déplacements verticaux que horizontaux), plus technique (limite « stratégique »)… Mais je ne comptais pas m’attarder trop dessus une fois le principe pigé.

    Sauf que j’ai pu distinguer un pattern différent après la cinquième colonne, et j’ai été curieux. Et à partir de là, ça a été « l’effet Cavanagh » : il a fallu que je découvre tous les patterns du jeu, puis que je les apprenne un par un. Presque malgré moi : quand je voulais m’arrêter, je me disais « Il faudrait quand même que je trouve comment passer cet obstacle, ça me chiffonne ! ».

    Bon, après ceci fait (sur plusieurs petites sessions, faut pas abuser), je m’en suis désintéressé. Ça m’aura malgré tout permis d’arriver à un score de 19. =p
    Pas un jeu forcément exceptionnel, mais qui sait être simplement bon. L’inertie et le level-design y sont exemplaires.

  2. Yhoyhoj dit :

    Le seul chose qui m’a fait jouer à Flappy Bird (qui est quand même un jeu assez débile) est totalement invisible, c’est au niveau de la conception : le jeu est à la base codé en HTML5 (sans doute compilé pour fonctionner sur smartphone).
    J’y avais joué bien avais sa sortie sur un forum dédié au dév. de jeux en HTML5 (je ne retrouve plus le post)
    C’est d’ailleurs pour cette particularité de conception que le jeu a du avoir le plus de pub, et ce qui pourrait expliquer sa popularité soudaine.

    Pour revenir au sujet, Maverick Bird est plus sympa : même si il reste tout a fait dans le même esprit, il est beaucoup plus original.

  3. admin dit :

    @Billbis : Merci pour le jeu AGS! Il est super réussi. Ce logiciel m’impressionnera toujours.

    Sinon oui, je me suis bien amusé sur Maverick Bird aussi hein…j’avais juste envie de râler.

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