Doodle God

 

Doodle God (Browser)
Avallon Alliance Ltd

 

Le premier jour, Dieu créa le ciel et la terre.

 

Le deuxième jour, Dieu créa la végétation et ces petits trucs informes qui barbotaient dans les marais.

 

Le troisième jour, Dieu créa le scorpion, la baleine et par un regrettable accident : Le phénix.

 

Le quatrième jour, Dieu créa la vodka.

 

Le cinquième jour, Dieu ne s’était pas bien remis de sa cuite de la veille et créa la brique et la machine à vapeur. Il fut surpris de constater que les baleines, pourtant son chef d’œuvre, n’en voyaient pas l’utilité.

 

Le sixième jour enfin, Dieu créa l’homme en insufflant la vie dans un rat mort, balaise ! Il vit que cela était bon et décida de laisser faire.

 

Le septième jour, se réveillant de sa sieste, Dieu constata que son monde se dépeuplait. In extremis, il inventa le sexe. La civilisation était en marche.

 

 

Dieu l’a fait en 7 jours, je vous met au défi de le faire en une demi-heure. Allez, c’est facile : un peu de terre, un peu de feu et vous avez de la pierre. Un peu de terre, un peu d’eau, et vous obtenez les marécages. Balancez une étincelle dans le bouillon et paf : La vie.

 

Simple non ? Il ne vous reste plus que 113 découvertes à faire.

 

Recréez un nouveau monde en bouleversant les vérités historiques , créez la brique avant l’homme, l’arme à feu avant le pain. Il ne faut pas s’attendre à tout réussir du premier coup, vous modelerez bien quelques aberrations qui ne seront finalement pas retenues :Dragons, zombies…

 

Un gameplay simplissime pour un jeu qui vous demandera un peu de jugeotte. Comment on fait la poudre à canon déjà ? Y’avait pas une histoire de salpêtre ?

 

Plus le jeu avance, plus le nombre d’élément combinable augmente, moins les alliances deviennent évidentes. C’est pourquoi un indice pourra vous être donné toutes les 3 minutes, le temps de vous creuser un peu votre grosse tête divine…ou de faire autre chose.

 

Ce fut le cas pour moi pour les 5 derniers éléments, car disons le franchement : s’il y a quelque chose de jouissif à assembler les matières primordiales pour en faire des nouvelles, changer l’habitat des amibes dans l’espoir de les voir évoluer en un putain de mammifère parce qu’il y’en a ras le bol de la poiscaille et que non ! Je refuse de compter la baleine comme un mammifère, la suite du jeu (ça va, vous n’avez pas perdu le fil ?) est bien moins marrante. Le récit de la genèse se transforme, à la création de l’homme, en une sorte de Civilization, à mon goût bien moins fun et moins original.

 

Mais il y a de fortes chances que comme pour moi, l’idée de laisser ce monde inachevé vous attriste, et que vous alliez néanmoins jusqu’au bout.

 

Est-ce que Dieu lui aussi s’est lassé à la fin ? Ca pourrait expliquer pas mal de choses.

4 commentaires sur “Doodle God

  1. fix dit :

    [b]Commentaire numéro 1
    Si tu viens du commentaire numéro 2, sois le bienvenu, tu es au bon endroit.
    Sinon, tu es également au bon endroit et sois également le bienvenu.[/b]

    Bon, tu m’as fait écrire un commentaire trop long alors je le poste en plusieurs fois, mais ce sera chiant à lire parce que c’est présenté de façon anti-chronologique. Alors je fais un système de classement foireux, désolé. (Et puis comme mon commentaire est de toute façon trop long, je peux en rajouter, héhé)

    C’est vraiment super marrant, entre ma partie de midi au boulot et celle de ce soir chez moi c’est pas du tout les même aberrations évolutives.

    J’écris en jouant (je viens de découvrir la bière et donc une nouvelle façon de faire des ivrognes mais j’attends les indices en écrivant) et je relis en parallèle [i]L’art invisible[/i] de Scott McCloud. Et du coup, en terme de storytelling, ce jeu se pose carrément.

  2. fix dit :

    [b]Commentaire numéro 2
    Si tu n’as pas lu le commentaire numéro 1, c’est le bon moment pour y aller (juste en dessous normalement)[/b]

    Simplement en associant 2 cases contenant chacune un dessin, aussi stylisé que signifiant, judicieusement associé a du texte, on convoque une 3eme case formant une séquence cohérente dans le temps. Mais ça ressemble fort à la définition d’un strip de bd ça ! Même en procédant par associations systématiques, on crée en une fraction de secondes un petit morceau d’histoire avec un début, un déroulement, une fin… D’ailleurs le jeu propose une fonction pour revoir toutes les associations réussies par ordre chronologique, on crée sa propre bd.

  3. fix dit :

    [b]Commentaire numéro 3
    Si tu n’as pas lu le commentaire numéro 1, c’est le bon moment pour le chercher (2 rangs en dessous normalement).[/b]

    Et tout ça grâce à un mécanisme combinatoire tellement simple qu’un OuBaPien en avalerait son ScrOUBAbble, parce que le meilleur de l’histoire, c’est qu’on s’éclate. Ou comment le jeu vidéo enfonce la bd sur son propre terrain.

    Pierrec, comme façon de lancer ton nouvel OuJeViPo, je trouve ça fracassant. Merci !

  4. admin dit :

    Merci le coffre à jouet pour le coup. Il m’ont devancé pour celui là ^^

    Une comparaison oubapienne ne m’était absolument pas venue à l’esprit, et bien expliqué, ça semble évident.

    Une bd interactive qui ne manque pas d’humour…mais peut être un brin répétive. Avis aux éditeurs : comptez pas sur moi pour acheter la version papier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *