Icarus

Icarus (Windows)
Karlin

 

 

Ça devait arriver. Après dix milliards d’années de bons et loyaux services, notre soleil a épuisé ses réserves d’hydrogène, et entame la combustion d’hélium qui le transformera en géante rouge. Le spectacle sera sans doute très beau à voir, malheureusement, nous avons d’autres choses à penser : survivre par exemple. C’est la planète Icarus (découverte sur le tard), qui sera la première touchée, mais très rapidement viendra le tour de la Terre, ainsi que de toutes les planètes un peu trop proches de l’astre en expansion. Seule solution pour les Solariens : migrer de planètes en planètes jusqu’à atteindre les plus éloignées…en espérant que cela suffise.

 

Réalisé pour la 7DRTS, Icarus nous propose un jeu de stratégie en temps réel bien singulier. Pas question de guerre, de conquête, ou de diplomatie avec les autres planètes du système : tout le monde est dans le même bain brûlant, face à un ennemi unique, et celui-là, personne ne pourra le vaincre. Il nous faudra donc forer les satellites de chaque planète pour récolter métal et carburant, construire des boucliers de protections pour gagner un peu de temps, et puis des navettes pour fuir, fuir et ne jamais revenir.

 

Cette proposition, qu’on pourrait qualifier de « Survival-RTS » est audacieuse, mais elle fonctionne à merveille. C’est comme si le stress précédant un gros raid dans un RTS traditionnel était appliqué au jeu tout entier. La sensation d’urgence est constante, notre lutte désespérée, et la composition épique de Kevin McLeod renforce cette ambiance de fin du monde. Il nous faut survivre, à tout prix ! Et que se passera-t-il lorsqu’après sa phase de géante rouge, le Soleil viendra à s’effondrer sur lui même et disparaître ? On verra bien quand le moment sera venu : nous, les Solariens, n’avons jamais été très bon sur les décisions à long terme.

 

 

Merci à Fabien Vidal pour la suggestion

4 commentaires sur “Icarus

  1. flap dit :

    Ah ! J’ai littéralement été happé par le jeu.

    Quelques tuyaux (car ça manque vraiment d’informations):
    couleur des planètes :
    – Jaune : il fait trop chaud
    – vert : c’est pile poil ce qu’il faut
    – bleu : il fait trop froid
    La température joue sur la vitesse à laquelle la population augmente ou diminue.

    Couleur des lunes :
    – Violet : peu de ressources
    – Gris : on peut surtout récupérer des métaux
    – Bleu : on peut surtout récupérer du deuterium
    – Rouge : on peut récupérer des métaux et du deuterium.

    Astuce : les lunes d’une planète que l’on a complètement abandonné continuent à produire.

  2. Sakutei dit :

    Ce jeu transmet des sensations incroyables en effet !

    J’imaginais la grande frénésie de construction qui prend les humanités dispersées, les évacuations d’urgence, le hurlement des moteurs d’extraction des lourds et mal foutus vaisseaux colonisateurs pendant que des gosses apeurés plaquent leurs mains sur les hublots sales, les vibrations à faire sauter les rotules, l’arrivée catastrophique sur un monde en situation précaire qui se voit la proie de gros problèmes de surpopulations, la mal nutrition, l’eau contaminée, les urgence médicales, le soleil qui grossit, les violences, les viols, les folies, un nouveau vaisseau qui s’écrase contre un météore, un autre départ, trois générations plus tard, les adieux aux larmes, les sacrifices, les bousculades dans les stations de transit…

    et finalement le vaisseau ultime, la monstruosité de métal capable de défier le vide spatial pendant plusieurs centaines d’années.

    Et le plaisir certain qu’on prend, avec un sourire d’une fierté discrète quand on voit l’humanité coloniser un autre système solaire et que la démographie tant malmenée, recommence à grimper doucement.

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