Elephant quest

Elephant Quest (Browser)
John Cooney (Jmtb02)

 

Qu’est-ce qui est bleu, saute un peu partout, et parvient toujours à nous surprendre?

Non, pas Sonic voyons, mais l’éléphant de Jmtb02.

Vous ne rêvez pas, il est de retour, et il est très en colère!

Il faut le comprendre aussi, le gros Wooly lui a volé son chapeau, et c’est vraiment un chouette chapeau! Il va donc lui falloir le reprendre par la force, mais avant, il faudra acquérir assez d’expérience.

 

Vous avez bien entendu (arrêtez de douter de moi comme ça!) : acquérir de l’expérience. Après avoir couru après les achievements, après avoir parcouru maintes et maintes fois le même niveau, après avoir du obéir ou désobéir à un jeu capricieux, voilà que le héros de plateforme le plus célèbre de l’Oujevipo se prend à monter des niveaux, répartir des points de caractéristiques, résoudre des quêtes…bref, à se prendre pour un héros de RPG.

 

 

Nous avions déjà rencontré ce doux mélange de plateforme et de RPG, notamment dans Swirly, ou le plus célèbre Paper Mario, mais Elephant Quest place à mon sens la barre encore plus haut et nous laisserait croire à l’avènement d’un nouveau sous-genre (l’Histoire jugera Madame! ).

 

Pour parler juste, il ne s’agit pas d’un mélange, mais d’une addition des deux genres. Tous les éléments du plateformer résident dans Elephant Quest, tout comme ceux du RPG. On pourrait même déceler des traces de shoot’em’up.

 

Pourtant, Elephant Quest n’a rien du jeu expérimental, de la preuve de concept. Comme d’habitude, l’objectif de Jmtb02 n’est pas de créer un jeu innovant, mais un jeu intensément fun, et l’originalité semble encore une fois advenir accidentellement. En cela, il rappelle un peu Nerdook.

 

On se souvient de la frénésie que pouvait engendrer Obey the game ou Achievement Unlocked, on la retrouve ici sublimée en une course à l’expérience et au points de caractéristiques. Celle-ci est représentée par une toile aux multiples chemins, débouchant sur des bonus plus importants, un système d’expérience que l’on pouvait déjà voir notamment dans Dofus Arena. Mais il est ici bien plus fun, car l’expérience et les points de caractéristiques arrivent en masse, et c’est presque un nouveau jeu qui vient se greffer au premier : le choix du meilleur chemin pour atteindre ses objectifs personnels (sauter plus haut, frapper plus fort, être plus mignon…).

 

Il est possible de finir le jeu assez rapidement, sans avoir monté énormément de niveaux, résolu beaucoup de quêtes…mais cette perspective se révèle vite idiote. Pourquoi finir le jeu alors qu’il y a encore tant d’items à accrocher à son sillon, tant de mignons petits éléphants volants à collecter ? Pourquoi finir le jeu avec calme et simplicité alors qu’on peut basculer dans un chaos grisant de tirs croisés et se transformer en machine de guerre ravageuse ?

3 commentaires sur “Elephant quest

  1. Germain dit :

    Tout à fait jouissif, effectivement !! Enfin, jusqu’à ce que mon éléphant reste tout stupidement coincé dans un carré de verdure sans pouvoir bouger, et ce, alors que j’allais fracasser ce Mammouth Laideux.
    Un brin frustrant..

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