Rose in the Woods

Rose in the Woods (Browser)
La petite fabrique de jeu vidéo

 

 

Pour se lancer dans le jeu vidéo quand on est un parfait débutant il existe plusieurs solutions. On peut se plonger dans les livres de programmation et passer des mois à étudier les codes sources pour peu à peu comprendre leurs secrets, on peut choisir la facilité en employant des logiciels dédiés et faciles à prendre en main (AGS, RPG maker, game maker, twine, stencyl…) ou on peut avoir la chance d’avoir participé à la petite fabrique de jeu vidéo.

 

Grâce à Lou Lubie et à sa petite fabrique, ce sont 82 amateurs qui ont eu l’occasion aujourd’hui d’annoncer leur premier jeu : Rose in the Woods, et ils ont de quoi être fiers, car peu de développeurs peuvent se targuer d’avoir un premier jeu de cette qualité.

D’accord, c’est Lou Lubie qui s’est chargée de la programmation, mais le gameplay, les idées, les sons, les graphiques, l’interface…bref, l’intégralité du contenu, c’est eux, les lubiens, et compte tenu de leur nombre, on ne s’étonnera pas de la richesse de ce contenu.

 

Non seulement Rose in the Woods parvient à renouveler le genre de l’arena shooter en lui ajoutant un petit aspect tower defense, mais il regorge aussi de petits détails brillants : le trouillomètre, les lucioles, boulottées par les monstres si on n’y prend pas garde, les marshmallows explosifs, les tirs à travers le feu, les yeux dans la nuit et la horde de créatures qui s’amusent à se faire passer pour eux…On imagine comment toutes ces idées ont pu fuser durant le développement, on imagine à quel point celui-ci a pu être grisant, et on va même pouvoir aller vérifier par nous-même puisque celui-ci a été narré étape par étape, et avec une grande pédagogie, sur le blog de la petite fabrique.

 

Rose in the Woods a aussi ses faiblesses bien sûr, à commencer par un gameplay un poil lassant à la longue, mais on ne peut y jouer dans être touché, attendri, et ressentir l’enthousiasme des lubiens ayant participé à sa création. Ces lubiens, adjuvants du héros dans le jeu, seront d’ailleurs à l’origine du plus grand paradoxe de Rose in the Woods : Alors que ceux-là sont censés nous assister, on ne pourra s’empêcher de placer leur protection avant tout, d’avoir un pincement au cœur quand l’un d’eux se fait dévorer, et on ira jusqu’à hésiter à les placer sur le terrain de peur de leur faire courir ce risque.

Volontaire ou non, ce tendre paradoxe justifie à lui-seul une partie de Rose in the Woods.

2 commentaires sur “Rose in the Woods

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