Hotel Escape

Hotel Escape (Windows)
pgil


De premier abord, Hotel Escape ne présente pas très bien, il faut l’avouer. Noyé dans la masse des jeux dont le nom est une variante plus ou moins (souvent moins ) ingénieuse du terme “escape”, il semble tellement générique qu’on serait tenté d’y passer sans s’arrêter. On télécharge un .exe, qui lance directement le jeu sans introduction préalable : nous voici aux prises avec un platformer, à la maniabilité pas excellente, à la difficulté exacerbée et comptant au plus dix assets graphiques différents. Typiquement Ludum Dare je vous dis.

Et on peste pendant un moment contre les sauts millimétrés à effectuer, et contre le personnage qui semble aussi réactif qu’une courge. Avant de tomber sur un passage incroyablement ardu. Impossible, il semblerait. On ne comprend plus. Et c’est là que la magie opère.


Ce qui me met bien dans l’embarras. Parce que forcément, j’ai envie de vous parler du génie de pgil, le créateur du jeu. J’ai envie de vous parler de l’ambiance sonore d’Hotel Escape, de sa transformation progressive, de ses non-graphismes déroutants, de l’absurdité qu’il véhicule, ou encore du quatrième mur qu’il traverse avec entrain. Et je l’ai fait d’ailleurs, en une première version de cet article. Une petite analyse un peu pompeuse, une interprétation linéaire du jeu. avant de tout effacer, parce que ça aurait été vous gâcher l’expérience.

C’est je crois le jeu qui m’a le plus plu de cette Ludum, pour m’avoir complètement pris par surprise et s’être bien foutu de moi.


3 commentaires sur “Hotel Escape

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