GIRP

GIRP (Browser)
Foddy

 

Le sport, ce n’est pas appuyer sur trois boutons et voir notre champion, notre équipe, effectuer des prouesses. Le sport, c’est une activité laborieuse qui demande de la pratique et de l’entraînement si l’on veut se hisser dans les plus hautes sphères. Heureusement que Foddy est là pour nous le rappeler.

 

Après le désormais cultissime jeu d’athlétisme QWOP, voici sa suite tant attendue : GIRP. C’est à présent l’escalade que l’auteur cherche à massacrer. Et comme les mécaniques de QWOP étaient un peu trop simples (4 boutons…allons…) Foddy corse le jeu avec 27 boutons.

26, ce sont la totalité des lettres de votre clavier. Maintenez-en une appuyée pour agripper (agirper?) une prise.

Le 27eme, c’est Maj, Ctrl ou tout simplement le clic gauche de votre souris. Maintenez-le appuyé pour bander vos muscles.

 

 

En réalité, GIRP est un peu plus simple que QWOP, et avec un peu d’entraînement, vous grimperez facilement une dizaine de mètre. Mais c’est par la suite que cela se complique : les prises s’espacent, les mouettent viennent s’y nicher, et la marée monte, imperturbable, prête à vous emporter si vous ne grimpez assez vite.

 

D’un simple jeu de coordination (presser et relâcher la bonne touche) GIRP se transforme petit à petit en un jeu d’adresse. Il faudra réussir à créer des mouvement de balancier pour attraper les meilleures prises, inventer des pirouettes pour passer les étapes. Votre clavier devient un tapis de Twister et vos ce sont vos doigts qui s’emmêlent (plus ou moins sensuellement).

 

Tout comme son prédécesseur, GIRP se révèle rapidement injouable. Son gameplay innovant n’existe que pour nous torturer, et pourtant…il est très difficile d’abandonner. En nous ridiculisant, GIRP éveille en nous un sentiment de challenge. On veut dépasser le jeu, se venger de ses moqueries! Le combat de l’homme contre la machine.

Mais quand bien même on y arriverait…pour une victoire, combien aurions-nous essuyé de défaites?

10 commentaires sur “GIRP

  1. admin dit :

    Un certain Bealdo a qui j’ai ruiné la journée a grimpé jusqu’à 29m, peux-tu en dire autant?
    (j’ai plafonné à 17 pour ma part)

  2. dit :

    « pour une victoire, combien aurions-nous essuyé de défaites ? »

    Je me suis toujours fait cette réflexion dans plein de jeux vidéos. Les passages coriaces où l’on doit recommencer, les boss’s qui nous trucident avec un cycle de techniques qu’il faut d’abord comprendre, etc. En général j’en viens à me dire « okay tu m’as eu 17 fois, et moi 2, pis y’a eu un match nul quand ma souris s’est boquée… le match continue ! ».

    Parce que la vraie victoire de l’homme contre la machine c’est de lui faire manger le ring à répétition :]

  3. dit :

    Nan je ne vais pas aussi loin 😀
    Mais parfois… ça me laisse un peu d’amertume de penser que c’est une victoire d’acharnement logique et pas le combat parfait qu’on aimerait tous mener à la fin d’un jeu ^^.

    En même temps c’est l’essence du jeu vidéo 😀

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