e7

E7
Jonas Richner (Browser/Windows)

 

Sur une planète aussi éloignée qu’étrange, une bande d’extra-terrestres du genre à ne pas inviter à dîner planifient de faire sauter la Terre à l’aide d’un énorme missile surpuissant.

Un petit robot (que nous appellerons Woody) va à lui-seul tenter de les arrêter, sans blindage, sans arme, sans plan.

 

 

Voilà ce qui au cinéma aurait fait une belle bouse, du genre qui sort en été pour la fête du cinéma, que vous visionnez pour 1€/l’heure et que vous regrettez quand même.

Mais dans le jeu vidéo, on peut se permettre des scenarii bidons, d’autant plus quand en parallèle les graphismes et le gameplay sont irréprochables.

E7 est un de ces jeux qui propose de nouvelles mécaniques et qu’on a du mal à encore appeler « de plateforme ». On ne devrait pourtant pas, car il répond parfaitement aux critères du plateformer 2D : un personnage évolue dans un décor semé d’embuches et d’adversaires, et ce en scrolling horizontal.

Ce qui nous gêne, c’est que Woody ne saute pas. Son seul pouvoir est d’altérer son poids, se rendant tour à tour plus lourd ou plus léger.

A quoi ça sert ?

Sur Terre, à rien, à part peut-être à dévaler les collines à la Wavespark, mais sur cette planète étonnante (que nous appellerons Guillaume Tell), cela peut s’avérer très utile.

 

La surface de Guillaume Tell est en effet composée d’une matière élastique au comportement changeant. Dans la plupart des cas, celle-ci s’affaisse sous vos pieds (façon de parler, Woody, comme Robin, n’a pas de jambe), il suffit donc à Woody de s’alourdir pour tendre la surface puis de relâcher pour être projeté dans les airs, passer les plus hauts cols, et percuter ses ennemis. Mais Guillaume Tell a aussi d’autres secrets que je vous laisse découvrir.

Dans e7, le décor est donc votre allié, et je n’ai pas souvenir d’un autre jeu de plateforme proposant autant d’interactivité avec celui-ci.

 

Côté graphisme, e7 ne présente pas la même originalité, évoquant de près des jeux comme ImmorTall, Thanks tanks ou We the giants par sa bichromie et ses ombres chinoises. Mais j’adore la bichromie et les ombres chinoises, et considère donc cela comme un atout.

 

E7 a pourtant un défaut, et c’est celui de tout jeu des mécaniques de jeu innovantes : Une difficulté assez mal dosée.

Sur les 21 niveaux, le challenge n’apparait qu’à partir du niveau 12, ce qui est tout de même un peu tard, et se prend à redisparaître sur certains niveaux. Parallèlement, un niveau comme celui nécessitant les « Wall jumps » est un peu abrupt alors que la technique n’a pas été expérimentée auparavant (mais en fait c’est facile)

E7 donne donc l’impression d’être un long tutorial, une longue bande annonce à ce nouveau gameplay : plutôt que d’assouvir, il met l’eau à la bouche. Esperons donc que de nouveaux niveaux y seront ajoutés.

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