Zero-G Boy

Zero-G Boy (Browser [Unity], ou Linux)
Ryleigh (Clocked In…)

Il est dix heures. J’ai dix ans.

Mes amis et moi sommes alignés en rang d’oignon sur le muret de la cour de récréation. Certains d’entre nous tiennent une grosse Game Boy grise dans les mains, d’autres se tordent le cou pour distinguer quelque chose à l’écran. Parfois, on entend un « Putain ! », parfois, c’est un high score que l’on crie fièrement, parfois encore, une plainte : « C’est bon là ! C’est la troisième partie que tu fais, à moi maintenant ! » et les Game Boys changent de mains.

Bientôt, la cloche sonnera, il faudra retourner en classe, et nous n’aurons alors plus qu’une seule idée en tête : se refaire une partie de Zero-G Boy à la prochaine récré.

 

 

 

Évidemment, ce souvenir est partiellement inventé, Zero-G Boy ayant été créé il y a quelques jours pour la GBJAM 2. Mais s’il avait existé plus tôt, s’il existaient en 98 des cartouches de Zero-G Boy, c’est exactement comme ça que ça ce serait passé.

 

Zero-G Boy respecte les contraintes de la game jam à la lettre. Créé en moins d’une semaine, il a tous les atours du jeu Game Boy : l’écran carré, les nuances de gris, la croix directionnelle, Start, et les deux boutons (laissons de côté Select qui n’a jamais servi à rien). Il ne ressemble pourtant à aucun jeu de l’époque puisqu’il s’agit d’un arena-shooter/puzzle dans un environnement sans gravité. Rien que ça ;

 

Dans Zero-G Boy, on se laisse glisser d’un mur à l’autre, on abat les ennemis avec Z, au risque de détruire aussi les murs qui nous entourent, et, en chargeant X, on peut aussi recréer des murs pour nous protéger des pics. Subtilité bien utile : presser X et Z à la fois nous permettra de changer de trajectoire en cours de route.

 

Si pris séparément, aucun des éléments de Zero-G Boy n’est vraiment nouveau, ils forment tous ensemble un gameplay particulièrement original, et très difficile à maîtriser. Mais il est dix heures, j’ai dix ans, et il me faut attendre Noël pour me faire offrir un nouveau jeu, alors je n’ai pas le choix : je vais persévérer, et en 2013, je reparlerai de Zero-G Boy avec nostalgie.

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